mardi 30 juin 2009
Monnaie : flux ou stock
Un touriste débarque dans un hôtel déserté de Las Vegas. Il demande une chambre. Le patron lui donne les clés et lui dit : "c'est 100 $ payable d'avance". Le touriste s'exécute et tend le billet de 100 $.
Trop content, le patron court donner les 100 $ au cuisinier avec lequel il était en dette; Le cuisinier fonce chez son fournisseur lui rembourser sa propre dette. Ledit fournisseur ayant lui-même une dette de 100 $ auprès du concessionnaire automobile lui porte le billet. Le concessionnaire qui avait fait une petite fête à l'hôtel, emporte le billet pour payer son ardoise.
Et là, le touriste redescend de sa chambre déclare qu'elle ne lui plaît pas et reprend son billet que vient de redéposer le vendeur de voiture, et s'en va.
À méditer.
cajj
vendredi 26 juin 2009
Entretien de recrutement
Conseil de lecture :
mardi 23 juin 2009
LIGNE DE METRO PARISIEN : DESSINER L'AVENIR
Je vous propose ma ligne de métro.
Je la présente très sommairement :
- elle relie 4/5 gares,
- elle coupe les 4 lignes RER par 2 endroits chacune,
- elle forme un huit et plus encore n'a ni fin ni début,
- elle a des stations relativement espacées.
Je vous invite à construire vos parcours pour voir si elle raccourcit votre route. J'avais comme intuitions en démarrant le dessin : relier l'Est au Sud, les gares entre elles et alléger la 13 et créer une route nouvelle.
cajj
vendredi 19 juin 2009
LA RETRAITE : PREPARER DEMAIN AVEC DES SOLUTIONS POUR DEMAIN, ENTRE CAPITALISATION ET REPARTITION, LA STRATEGIE PATRIMONIALE
CONTEXTE
La retraite par répartition rencontre des difficultés de financement. En raison de la baisse inexorable du nombre d'actifs par rapport au nombre de retraité, nous sommes dans l'incapacité d'assurer à long terme un revenu confortable aux retraités sans allonger le nombre d'années de cotisation.
Plutôt que de rallonger le nombre de trimestre de cotisation, d'élever l'âge de la retraite, d'augmenter les cotisations et de baisser les pensions, il est temps d'inventer la retraite de demain.
La simple retraite par capitalisation via fonds de pension est un système en partie écarté car ses insuffisances sont incontestables.
Constatant qu'aujourd'hui et encore plus demain l'héritage se produit quand les enfants ont 60 ans et les parents 90 ans, on peut essayer de s'appuyer sur ce levier.
PROPOSITION
Que l'Etat prête à taux zéro, une somme de 70.000 euros à chacun pour permettre à tous d'acquérir un logement.
Ce prêt se rembourserait sur 20 ans soit à raison d'un "loyer" mensuel de 291 euros.
IMPACT
L'impact est double :
1) les enfants hériteraient à l'âge de la retraite d'un capital.
Prenons l'hypothèse de deux enfants par couple, cela nous donne 70.000 euros d'héritage. Ce patrimoine génère sur la base d'un placement à +1% par rapport à l'inflation 35 ans de revenus mensuels à hauteur de 200.
200 euros c'est de l'ordre de 1/3 du minimum retraite.
2) les enfants auraient eux-mêmes acquis un logement pour lequel il n'aurait plus de loyer à payer.
On peut évaluer l'apport total de ce dispositif à un doublement des minima retraite.
COMMENT
Si on réservait cet avantage aux foyers ne relevant pas de l'impôt sur le revenu et en posant que 400.000 personnes seraient concernées,
- le budget nécessaire en année 1 serait de 28 milliards d'euros
- le budget nécessaire moyen sur 20 ans serait de 14 milliards d'euros
- le budget nécessaire en année 21 serait de 0 euros.
Qui plus est, selon une étude fine, l'Etat-Puissance publique pourrait récupérer un peu d'argent sur des aides auxquelles n'aurait plus accès les personnes bénéficiant de ce dispositif et financerait le différentiel lié au coût de la vie.
Bien sûr, il faut prévoir la non saisie et dépense de ce patrimoine afin de protéger le système contre les gens eux-mêmes.
Les familles payant de l'IR pourraient en compensation voir le montant du patrimoine non imposable à la succession augmenter à due proportion.
cajj
mardi 16 juin 2009
Faut-il reculer l'âge de la retraite ?
Répondre oui relève de notre point de vue d'une attitude qui tend au malthusianisme : répartir la pénurie.
La seule attitude responsable à long terme est le volontarisme teinté de réalisme.
Si la crise perdure rien ne pourra être financé dans des conditions acceptables. Aussi, il n'y a qu'une issue possible à la crise : retrouver les voies d'une croissance raisonnablement soutenue.
Une croissance raisonnablement soutenue règle les problèmes de financement public.
L'âge de la retraite
Maintenant, en l'attente de (l'hypothétique) croissance, il faut bien regarder en face les difficultés de la retraite.
Je préfère, pour ma part, un âge de la retraite à 60 ans et une durée de cotisation qui augmente légèrement. Ainsi, chacun a la possibilité de prendre sa retraite à 60 ans sans avoir cotisé 40 annuités et sans toucher une retraite à taux plein.
L'activité professionnelle à la retraite
En parallèle, il faut favoriser le travail de complément du retraité. Ainsi, le régime de l'autoentrepreneur permet à un jeune retraité de compléter ses revenus en ayant un taux de prélèvement social qui allège son coût du travail à un âge où son salaire est censé être à son sommet. Il peut travailler peu, pour un prix limité et disposer d'un revenu total confortable. A lui, d'organiser financièrement ses vieux jours en thésaurisant autant que nécessaire.
La transmission intergénérationnelle : la stratégie du patrimoine
Alors que la durée de la vie augmente, ce sont les retraités qui héritent de leurs parents. Cette transmission intergénérationnelle est vitale. Les choses sont bien faites puisque aujourd'hui c'est à l'âge de la retraite que les choses deviennent plus compliquées.
Bien évidemment, il faut favoriser l'acquisition individuelle de patrimoine aussi faible soit-il.
Une retraite capitalisée se transmet tandis que sa propre mort entraîne la fin des droits acquis sur le régime de répartition, à tout le moins au taux de la retraite de réversion.
Cette stratégie du patrimoine n'est-elle valable que pour les revenus confortables. Non ! Car tous nous payons au moins un loyer toute notre vie pour se loger hors période de graves difficultés d'emploi où nous n'avons même plus les moyens de se loger. Il faut donc imaginer des dispositifs publics pour que le loyer se transforme en acquisition de bien. Ainsi, si l'Etat prêtait à taux zéro sur une période de 30 ans, chacun pourrait devenir propriétaire. Un appartement de 100.000 euros coûterait 277 euros par mois ! Et l'Etat au bout de compte récupèrerait le capital, la collectivité serait remboursée hors le taux de crédit qui est ridiculement bas pour un Etat.
cajj
vendredi 12 juin 2009
La recherche d'emploi et ses méthodes
On peut dénombrer six méthodes de recherches d'emploi:
Le préalable est toujours de déterminer un projet professionnel :
Qu'est-ce qu'on veut faire ? Quel métier ? Quel métier dans quelles entreprises ? Ce métier est-il recherché ; les entreprises ont-elles besoin de ce métier ? Nos compétences sont-elles pertinentes au regard des besoins des entreprises ?
On sait par exemple que "tout le monde" est paoiste. S'il y a de l'emploi pour ce métier, l'offre de compétences est surabondante.
Les sites de l'Apec, de l'ANPE, de l'APCE ou encore des observatoires prospectifs des métiers de branches permettent de se faire une idée des métiers recherchés et des territoires en recherche.
1) Réponses à une annonce
Détecter des annonces sur les sites emploi.
Envoyer un CV et une lettre de motivation.
2) Candidatures spontanées
Détecter une cible "métier / entreprise intéressante".
Envoyer (massivement) des CV et LM.
3) Via réseau
Faire la liste de toutes les personnes que l'on connaît.
Identifier parmi les personnes que l'on connaît les personnes à qui on peut présenter son projet professionnel.
Demander autour de soi.
Prendre rendez-vous.
Présenter son projet professionnel.
Recueillir :
- un avis et des conseils sur son projet professionnel
- une personne à contacter sur recommandation.
De fil en aiguille, contacter les personnes recommandées pour présenter son projet professionnel jusqu'à ce qu'un contact propose spontanément un poste et un recruteur potentiel.
Les sites de réseaux sociaux (facebook, les copains d'avants, les anciens de l'école tartampion) entrent dans la logique réseau.
Prospecter en réseau exige le respect de certaines règles. Nous y renviendrons.
4) La recherche collective
Recherche collective consistant à qualifier des entreprises cibles puis à prendre rendez-vous pour recueillir des offres puis à envoyer de CV qualifiés du groupe de chômeur.
Cette technique efficace est assez délicate à mettre en oeuvre.
5) Les CV sur la toile
Mettre son CV en ligne sur des sites de recherche d'emploi pour être contacté par des recruteurs potentiels.
6) Les organismes de recherche d'emploi
En particulier, nous devons citer les sociétés d'intérim qui place en CDI ou intérim leurs salariés.
Nous invitons les plus de 55 ans à se faire référencer auprès des entreprises d'intérim. Dans ce cas de recrutement, cadre de plus de 55 ans, l'âge n'a pas d'impact négatif, seule compte la compétence et on y trouve des missions moyen long terme.
Également, selon les publics (dits éloignés de l'emploi), on a les associations ou entreprises d'insertion, les PLIE, les MDE, les missions locales, les ESAT ...
cajj
mardi 9 juin 2009
Les leçons des élections européennes
Ce qui est formidable avec les élections, c'est que l'électeur sait nous inventer des scénarios que personne n'a jamais prévus. C'est là où la démocratie a un sens.
Sondages
Dans un contexte d'abstention, les sondages sont incapables d'estimer les résultats. Ils peuvent seulement voir des dynamiques positives ou négatives.
Projection nationale
Dans un contexte d'abstention, aucune projection sérieuse ne peut être faite quant aux résultats des élections à venir. Des majorités de gauche peuvent raisonnablement espérer (r)emporter les régions dans un an.
Abstention pour une Europe non démocratique
L'abstention est justifiable. La démocratie est le pouvoir du peuple. Or, les électeurs se sentent –et ils le sont- exclus de la constitution d'une majorité à l'échelle de l'Europe.
Certains militent pour l'élection du Président de la Commission au suffrage direct. C'est du n'importe quoi. Personne n'est en mesure de juger un Baroso, illustre inconnu, alors qu'il accède pour la première fois à ce poste ; en cas de renouvellement comme aujourd'hui, l'électeur peut éventuellement se forger un avis, mais de là à aller voter...
L'Europe, comme l'ONU, est une organisation qui ne saurait relever du seul suffrage universel ; aujourd'hui, avec le recul, je plaiderais presque pour un suffrage indirect, c'est-à-dire la constitution d'un collège de grands électeurs pour l'élection du Parlement.
Les vainqueurs : l'UMP et les écolos de Cohn Bendit
Le score de l'UMP est historique. La situation économique est catastrophique ; le modèle capitaliste vacille sur ses fondements ; et le gouvernement en place est épargné de toute sanction. C'est dire l'inanité de l'opposition, socialiste en-tête.
Formidables écologistes ! Y aura-t-il un lendemain ? Leur incapacité à travailler ensemble, entre eux, laisse planer le doute.
Les vaincus : le Modem-Bayrou et le PS
Nous avions écrit ici que Bayrou n'avait pas d'avenir. Avec des sondages flatteurs, je constatais une erreur de raisonnement ; avec les résultats, je dois bien reposer la question. Bayrou est illuminé ; il en est aveuglé ; bon retour sur terre !! Trop de lumière nuit comme dirait Pierre Dac !
La défaite du PS. Récemment, j'ai eu un débat avec un internaute PS. Je lui expliquais que son discours était sectaire, complètement passéiste et déconnecté de la société réelle ; il
n'a fait preuve d'aucune ouverture d'esprit ; les Français m'ont donné raison. Le PS est un parti d'un autre siècle. Ses valeurs et son socle idéologique sont définitivement enterrés. Le charisme d'une Ségolène Royal cache le désaveu collectif. Il est temps que socialistes regardent le monde tel qu'il l'est, les aspirations des gens telles qu'elles sont.
Non Sarkozy n'est pas le grand méchant loup. Oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions socialistes. Oui, il n'y a pas d'alternative au capitalisme (mais des variantes de celui-ci). Oui, les Françaises et les Français se reconnaissent dans les valeurs et les aspirations bourgeoises repeintes ou pas en Bobo.
Quid alors d'une alliance du NPA au Modem
cajj
dimanche 7 juin 2009
FN 2009
On peut lire sur les affiches et tracts du FN pour les élections européennes :
"Contre l'arnaque FN européenne"
Magnifique lapsus !!
samedi 6 juin 2009
Continental : quand le chômage devient une opportunité

Le chômage n'est pas un problème en soi. Le chômage devient un problème quand il conjugue persistance à durée indéterminée et perte lourde de revenu.
En accordant 50.000 euros nets d'impôts et de charges à chacun des salariés en plus des indemnités légales, Continental offre une opportunité à ses futurs anciens collaborateurs.
On peut regretter que ce geste largement à la hauteur de la responsabilité sociale de l'entreprise ait du être conquis à la force du combat des ouvriers.
A chaque fois, ce sont ceux qui font le plus de bruit qui obtienne satisfaction : non fermeture d'une école, non fermeture d'un hopital, etc. Il n'est pas sain qu'on mesure la légitimité de la revendication à l'aune du bruit des manifestants. Cette façon de fonctionner relève sans doute du message universel que nous souhaitons imposer au reste du monde (sic !).
Cette indemnité doit ouvrir une voie nouvelle sur la gestion du chômage.
cajj
vendredi 5 juin 2009
Cajj - Tolérance
La tolérance est le milieu du juste entre les trois extrêmes : l’intolérance, le laxisme et l’intolérable.
cajj
mardi 2 juin 2009
QUELQUES ECONOMIES SIMPLES POUR LA SECURITE SOCIALE
CONTEXTE
Nombre de prescriptions sont pour trois mois.
Dans la réalité, on prend 3 boîtes de médicaments de 28 doses chacune soit 84 jours de médicaments.
PROPOSITION
Etendre les boîtes de 3 mois comprenant 90 doses et non 84 doses au prix de 3 boîtes de 28 doses
COMMENTAIRE
L'économie serait de 7% en médicament et d'autant en visite (décalée de 6 jours) chez le médecin pour renouveler.
cajj
samedi 30 mai 2009
2008
«Le bobsleigh, c'est comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après»
Roselyne Bachelot-Narquin à la suite d'un tour en bobsleigh.
vendredi 29 mai 2009
coup de pouce à http://blog.reid.fr/
Question : Vous étiez une figure marquante de la génération beur des années 1980. A la fois cinéaste et écrivain, vous avez été de plus la porte-parole de Convergence 1984, ce rassemblement de 80 000 personnes à Paris après une traversée de la France en mobylette.
Votre premier roman (1) fit également grand bruit. Il fut couronné par le prix Hermès, prix du premier roman attribué tous les ans par les grands prix littéraires de l'année précédente.
Depuis vous avez disparu, pourquoi ?
Farida Belghoul : J’ai fini, en effet, par désirer le silence après des années de médiatisation. Les blocages des années quatre-vingt furent tels que je ne voyais aucun rôle sérieux à prendre. Je fis donc en sorte qu'on ne parlât plus de moi.
Question : Vingt ans plus tard, revenez-vous sur la scène publique ?
Farida Belghoul : J'ai longuement hésité avant de me décider… mais la réponse est oui.
Question : Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?
Farida Belghoul : L'état dans lequel se trouvent mes élèves. Depuis quinze ans, je suis professeur de français en lycée professionnel et je vois ce qu'il en est. Je suis aux premières loges. J’ai découvert, dès la première année, un phénomène renversant qui m’a d’abord paru inexplicable : mes élèves, à Noisy-le-Sec, étaient illettrés et incultes. Dans les conseils de classe, on accusait les familles. Je n’étais pas d’accord. Ces gamins avaient quand même passé plus de sept heures par jour en classe (étude du soir comprise), huit mois par an, pendant dix ans... Dans une certaine mesure, les enseignants les avaient vus plus longtemps que leurs propres parents. Quinze ans plus tard, alors que l'illettrisme s'étend chez les jeunes, je n’ai pas changé d’avis. Les enfants passent toujours autant de temps à l'école. La responsabilité des familles est donc dérisoire. Mais le débat sur cette question, aujourd'hui en France, est impossible.
Question : De quoi allez-vous donc parler ?
Farida Belghoul : De ces jeunes sans école auxquels je propose mon dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai opté pour «l’école à la maison» : j'ai voulu reprendre moi-même avec mes enfants les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques. Encouragée par les progrès enregistrés par mes trois enfants, j'ai compris qu'il serait bon d'élargir cette expérience à douze adolescents de 16 à 18 ans sortis du système scolaire sans savoir ni lire ni écrire ni compter. Je souhaite proposer à douze d'entre eux (six filles et six garçons) qui n'ont plus d'école où s'inscrire, un dispositif à court terme durant douze mois de « seconde chance » par une instruction individuelle à domicile de deux heures par jour. Tous les matins, chaque instructeur suivra à tour de rôle deux adolescents qui ne travailleront que trois matières : le français, les mathématiques et l’histoire de France. L'instructeur se rendra chez eux parce que, je le répète, ces adolescents n'ont plus de solution scolaire. Ils n'ont plus d'école. L'après-midi, ces jeunes suivront un cours de théâtre et de danse et ils feront du sport.
Question : Deux heures de remise à niveau par jour suffisent ?
Farida Belghoul : Largement. Deux heures de tête à tête pédagogique est un cadre idéal de progression individuelle. A la maison, le jeune s'y instruira au calme, avec la bénédiction de ses parents. Je souhaite mettre ce cadre gratuitement à la disposition de jeunes défavorisés qui ne s'en sortiront qu'à condition qu'on leur donne quelque chose à apprendre.
Question : Que voulez-vous dire ?
Farida Belghoul : Ces jeunes ont notamment été les victimes de méthodes pédagogiques fondées sur « la construction du savoir par l’élève ». En langage clair, cela veut dire qu'en classe (à la maison aussi avec leurs devoirs) ils ont dû se débrouiller tous seuls pour extraire les savoirs des supports qu’on leur donnait. Ce type d'enseignement est fondé sur l’implicite, l’allusif et le déductif. Les parents l’ignoraient et s’imaginaient que leur enfant était nul quand il n’y arrivait pas. En vérité, il est très difficile pour un esprit en formation, a fortiori un enfant, d’apprendre quoi que ce soit de cette façon. Car la confusion s’installe. Et avec la confusion, le décrochage. Et avec le décrochage, le chaos. Les riches ont de la ressource, ils ont de la culture et paient des cours privés ; les pauvres eux, évidemment, ils plongent. On plongerait aussi à leur place. Chaque année, 150 000 jeunes de 16 ans sortent du système scolaire sans qualification. Aucun d’entre eux n’appartient pas à une catégorie socioprofessionnelle favorisée. C'est un chiffre en expansion constante. C'est un bilan catastrophique.
Question : Que voulez-vous faire ?
Farida Belghoul : Délivrer un enseignement explicite à ces jeunes, et le faire chez eux puisque, encore une fois, ils n'ont plus d'école. Revoir rigoureusement les bases. Travailler soigneusement les fondamentaux et le faire de manière progressive. Ce qui n'a pas été le cas... Au début, j’ai cru que je ne pouvais rien faire d'autre que de sauver mes propres enfants. Mais une cinéaste a fait un film (2) récemment qui rend compte de ma décision et des raisons qui me poussèrent à faire ce choix. Dans les débats autour de ce film, tout en soulignant l'intérêt de ma démarche on regrettait que ma solution reste individuelle. J'y ai songé et c'est alors que j'ai conçu un nouveau projet, le R.E.I.D. Ce dispositif de remédiation à l'échec scolaire et social s'inspire à la fois de ma pratique d'enseignante mais également de ma pratique de mère faisant l'école à la maison.
Question : Le REID est donc un nouveau projet ? Vous en aviez commis d'autres avant ?
Farida Belghoul : Oui, ces dix dernières années, j'ai développé des actions spécifiques en direction de mes élèves en difficulté dans mon établissement. Puis, après les émeutes de novembre 2005, j'ai arpenté les ministères et les institutions avec des solutions nouvelles. Sans résultat. Le projet REID est le dernier en date. J'ai déjà consacré beaucoup de temps à chercher une structure institutionnelle pour l'héberger et un budget pour le financer.
Question : Quelles réponses avez-vous obtenues ?
Farida Belghoul : Rien de concret, ou des promesses non tenues. Ce dispositif est tellement novateur qu'il surprend dans la France d'aujourd'hui. Pourtant, le REID est capable d'apporter des résultats tangibles et rapides. Des personnels de l'Education Nationale, des enseignants par exemple, estiment que ce dispositif mérite d'être tenté.
Question : Il existe déjà des actions contre l'échec scolaire...
Farida Belghoul : Je ne le nie pas. Mais 150 000 adolescents chaque année qui sortent du système scolaire illettrés et incultes me conduisent à m'interroger sur les résultats. Sans parler de ceux qui, toujours inscrits à l'école, demeurent en grande difficulté. Les solutions ne sont donc toujours pas trouvées. Il faut encore tenter autre chose. Toutes les initiatives sérieuses devraient être entendues. Et je fais l'expérience que ce n'est malheureusement pas le cas.
Question : Comment allez-vous donc vous y prendre pour mettre le REID en place ?
Farida Belghoul : Je ne compte plus sur les financements publics. Je n'y crois plus même si on n'ose pas me dire non en face. Mon dernier recours est de m'adresser à la société civile. Si 25000 personnes, par exemple, donnent chacune 10 euros pour ce projet, la somme ainsi obtenue permet de couvrir la totalité des frais de la première année de fonctionnement du R.E.I.D. J'ai déjà créé moi-même l'association loi 1901 qui sera le cadre administratif chargé de le gérer. Tout est prêt : les jeunes candidats au REID attendent, les instructeurs sont disponibles, le programme est conçu, il ne manque que l'argent. Nous souhaitons démarrer à la rentrée prochaine. Il y a même un comité d'experts qui se constitue pour suivre ce dispositif et l'évaluer au fur et à mesure de son avancée. Ce seront des experts qui connaissent le terrain, pas des experts d'en haut qui noieraient le poisson. Des enseignants de lycée professionnel notamment. Ils livreront un rapport d'expertise qui sera rendu public. Celui-ci, dans ses conclusions, interpellera le cas échéant les pouvoirs publics pour assurer la reconduction du REID et son extension l'année suivante.
Le fonctionnement du REID sera transparent et cette transparence me paraît essentielle non seulement sur les résultats pédagogiques mais aussi sur le financement. D’ailleurs, de ce dernier point de vue, nous devrons nous soumettre au contrôle d’un commissaire aux comptes. La loi prévoit en effet cette procédure à partir de 153 000 euros récoltés. C’est bien.
Question : 153 000 euros ! Atteindrez-vous jamais cette somme ! Et il vous manquera encore près de 100 000 euros !
Farida Belghoul : J'y crois. 25 000 personnes peuvent se donner la main.
Question : C'est cet enjeu qui motive votre retour sur la scène publique ?
Farida Belghoul : Oui, je lance un appel à la générosité publique pour mettre en place le REID au profit de 12 jeunes des quartiers populaires : je demande qu'on fournisse un effort qui se monte au minimum à 10 euros par personne. On peut donner davantage évidemment. Et je souhaite voir des comités de soutien se créer partout pour promouvoir cette opération et pour contribuer à son financement, pièce par pièce, jusqu'à atteindre le budget nécessaire pour une année de fonctionnement. Le succès de cette initiative nous conduira vers des perspectives encore insoupçonnées...
Propos recueillis par Bernadette NOZARIAN
mardi 26 mai 2009
Se préparer à la recherche d'emploi
UNE VERITE
On ne peut pas trouver d'emploi si on ne cherche pas.
Mais il est des moments où l'on a besoin de retrouver de la confiance, de l'aide, du dynamisme. Dans ses moments, il est opportun de faire partie de groupe de recherche d'emploi et de ne pas rester seul chez soi.
LES ETAPES OBLIGATOIRES
1) Déterminer un projet professionnel
Qu'est-ce qu'on veut faire ? Quel métier ? Quel métier dans quelles entreprises ? Ce métier est-il recherché ? Nos compétences sont-elles pertinentes ?
2) Concevoir un CV
Ne pas tout donner à voir, seulement qu'on est compétent pour le poste.
Attention, les grandes entreprises et les cabinets de recrutement utilisent des logiciels pour traiter les CV. Ils ne les lisent pas. Les CV sont insérés dans des bases de données.Les recruteurs font des requêtes et les outils logiciels sortent des CV. Le CV doit donc répondre à cette contraindre
3) Rédiger une LM
Aller à l'essentiel sans redire le CV. Son objet est de décrocher un rendez-vous.
4) Elaborer sa présentation 3’
Il faut être capable de présenter à tout moment, son projet professionnel en 3 min.
5) Maîtriser les bases d'un entretien de recrutement
La base c'est mon parcours, ma cohérence parcours-candidature, mes atouts, mes motivations.
ALLER PLUS LOIN
Des fiches seront élaborées et créées sur ces différents points.
Existe déjà "l'entretien de recrutement".
cajj
vendredi 22 mai 2009
Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (2)
Prospective : La question est celle de la victoire des forces de croissance (la vie hors industrie) sur les forces de repli (industrie). Qui va gagner ? Est-ce que l'industrie va nous entraîner dans sa chute ? Ou est-ce que la dynamique (faible, mais positive) du reste de l'économie va faire repartir l'industrie ?
Actuellement nous connaissons un recul de l'activité économique de l'ordre de -3%.
L'industrie est frappée par un triple phénomène :
- baisse de l'activité
- amplifiée par un déstockage massif (on puise dans les stocks pour fournir le client plutôt que de produire)
- et un attentisme en terme d'investissement (l'industrie achète moins pour elle-même des machines).
Il faut espérer qu'une légère reprise de l'investissement, du stockage et une stabilisation de l'activité permettront à l'économie tout entière de rebasculer dans un cycle positif.
Les raisons d'optimisme sont nombreuses. Mais la spirale du cercle vicieux de la déflation reste une menace forte dont les conséquences seraient dramatiques et sans commune comparaison avec les difficultés importantes que nous vivons !!
Pour échapper à la dégringolade, il est vital que le redémarrage soit rapide. En d'autres termes, il faut que les résultats économiques du troisième trimestre soient bien moins mauvais que les deux qui nous précèdent.
En attendant, consommons, consommons, avec une préférence pour l'origine française des produits.
cajj
jeudi 21 mai 2009
Malraux
Les Européens sont las d’eux-mêmes, las de leur individualisme qui s’écroule, las de leur exaltation. Ce qui les soutient est moins une pensée qu’une fine structure de négations. Capables d’agir jusqu’au sacrifice, mais pleins de dégoût devant la volonté d’action qui tord aujourd’hui leur race, ils voudraient chercher sous les actes des hommes une raison d’être plus profonde.
André MALRAUX, La Tentation de l’Occident
mercredi 20 mai 2009
Brève
AFP : "Les actionnaires du groupe pétrolier et gazier anglo-britannique Shell, réunis à La Haye et à Londres aujourd'hui, ont rejeté les rémunérations des dirigeants du groupe, jugées trop élevées, a annoncé un porte-parole de Shell à l'AFP."
Quelque chose est-il en train de bouger ?
mardi 19 mai 2009
Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (1)
Il y a deux choses différentes. L'indice des prix à la consommation et l'inflation
Le premier nous informe de l'augmentation (ou la baisse) des prix pour le consommateur.
Le second traduit un phénomène économique d'augmentation autoentretenue des prix : c'est-à-dire que l'augmentation des prix entraîne l'augmentation des prix. Le phénomène s'articule sur une succession : augmentation des prix, puis des demandes salariales accordées pour maintenir le pouvoir d'achat, puis nouvelles augmentations des prix pour financer ces augmentations salaires, et la boucle continue avec une tendance à la croissance. L'inverse s'appelle déflation.
L'indice des prix était de plus +2% annuel au début 2006, pour tomber à quasi +1% à mi-2007, puis a franchi les +3,5% à la mi-2008, pour être à +0,1% en avril 2009.
Ces chiffres sont l'augmentation annualisée des prix ; ils cumulent à la date T, les douze derniers mois d'inflation.
Mais si on retire de cet indice d'augmentation les produits alimentaires et les prix de l'énergie, impactés par les cours des matières premières, on constate que le niveau des prix progresse de +1% début 2006 pour franchir les +2% fin 2008 et être à +1,6% en avril 2009.
1ère conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène inflationniste, mais les prix sont impactés par les variations des prix alimentaires et de l'énergie.
2ème conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène déflationniste puisque l'augmentation est positive.
3ème conclusion : la petite augmentation des prix que nous connaissons (inférieur à +2%) peut nous laisser croire que l'économie française maintient un dynamisme minimum. En réalité, si ceci est vrai, il faut nuancer entre une industrie qui connaît un violent repli de son activité et le reste de l'économie encore dynamique.
L'équilibre parfait, c'est-à-dire +0%, porte un autre nom : la mort.
SUITE VENDREDI
cajj
lundi 18 mai 2009
1988
"Quand le moment est venu, l'heure est arrivée"
Raymond Barre
vendredi 15 mai 2009
L'entretien de recrutement
Comment structurer son discours pour les entretiens de recrutement ?
Je vous propose le canevas suivant :
1) Mon parcours regroupé en 2 à 4 grandes étapes
2) En parallèle de la présentation de mon parcours, signaler sommairement en quoi ce parcours est cohérent avec la candidature, en quoi suis-je compétent pour le poste
3) Mes atouts, citer 3 à 6 atouts
4) Mes motivations, citer 3 à 6 motivations
5) Mes questions sur le poste et l'entreprise
Je vous en propose une : quels sont les atouts qui fondent la réussite/efficacité de votre entreprise/activité (par rapport à la concurrence) ?
6) Pour le dernier entretien, ajouter :
Comment je vois le poste ! Comment je vois la prise de poste et mes premières actions ! Ne soyez pas toujours innovant. Enfoncer des portes ouvertes pour l'entreprise c'est être en accord avec elle.
Si le recruteur pose directement des questions sans vous demander de présenter votre parcours, vous pouvez vous appuyer sur le point 2) pour répondre à ses questions et revenir par moments sur le point 1).
Rappel : dans un entretien de recrutement, celui qui recrute ne s'intéresse pas à votre passé. Ce qui l'intéresse c'est votre capacité à tenir le poste et donc en quoi le passé justifie l'avenir. Autrement dit, quand on parle de son passé, il faut parler de l'avenir.
cajj


