Regard politique : le rendez-vous du mardi et du vendredi

mercredi 2 mai 2012

10.000

(Sommaire-Editorial)

 

Et voilà, le blog a franchi le cap des 10.000 internautes.

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mercredi 25 avril 2012

En route pour le second tour : remake 1988

(Présidentielles 2012)


Si, cette élection avait des airs de VGE pour Sarkozy, nous voila replongé dans la débacle chiraquienne de 1988.
Entre les deux tours, Chirac a tenté de faire le grand écart entre le centre de Barre et le Front National. Tandis que Pasqua parlait des valeurs communes avec les électeurs du Front national, le jeune Michel Noir faisait une sortie remarquée pour marquer sa plus grande différence avec le Front national et la position de Pasqua.

Que vit-on là ? Rebelote. Le discours de Sarkozy est intenable car il ne passe pas même parmi les siens.

Qui montre la voie ? Sir Hollande. Sir Hollande va sur les terres du FN pour contrecarrer Sarkozy et fédérer sa gauche.

Que devrait faire Sarkozy ? Aller sur les terres du Front de gauche avec double message et double objectif. Le premier, c'est que les électeurs du Front de Gauche seront les cocus du quinquennat Hollande en grand bourgeois du capitalisme d'Etat qu'il est. Et à travers ce Front de gauche, s'adresser à tous les adversaires du Front de gauche pour leur dire que si Hollande passe, sa politique empruntera quelques très mauvaises idées communistes.

 

cajj
 

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lundi 23 avril 2012

Commentaires

(Actualité)


Ce que le premier tour dit du deuxième tour
D'abord c'est perdu pour Nicolas Sarkozy et gagné pour Sir François Hollande.

De plus, la défaite amplifie la défaite comme le sursaut amplifie le sursaut. Le premier tour est une défaite pour Sarkozy ; ce devrait être pire au second tour (au moin du 53% pour Hollande).

Une élection ordinaire
Non cette élection n'est pas spéciale. Elle est très ordinaire. Le Président sortant a un mauvais bilan en termes d'emploi. Il est sanctionné. Je l'ai écrit et répété sur ces pages. La structure des choses dominent la conjoncture : l'état de la France décide de l'élection davantage que les moulinets des candidats.

La participation (trop !) importante
Je comprends le vote de rejet de Nicolas Sarkozy, la victoire relative de Sir Hollande, mais je suis désappointé par cette participation. Cette participation témoigne d'une attente démesurée. L'avenir des Français est en vrai pavé de souffrances.

Demain les législatives
La présidentielle sera peut-être une défaite pour la droite, mais les législatives seront un raz-de-marée rose (un peu moins vert-rouge ?).

Demain la droite ?
L'UMP de Chirac est une machine à perdre dont le seul intérêt est l'Union pour ma pomme au service de Chirac puis de Sarkozy.
Il est temps que la droite se recompose autour d'un pôle dominant et d'un pôle contributeur avec le sens de l'intérêt général. Rien ne semble le permettre.
Il est temps que la droite revoit son logiciel. Non, le pragmatisme (résigné ou agité) à la petite semaine chiraco-sarkozien ne construit pas une France qui avance.

Demain Le Pen ?
Sa demi-victoire d'hier n'est rien. L'avenir lui appartient. Sauf miracle, Hollande va trahir ses électorats, non qu'il le veuille, mais parce qu'il ne pourra en être autrement ; sauf sursaut, la droite va se décomposer davantage qu'elle n'inventera l'avenir. Une Marine inspirée peut viser le second tour dans 5 ans.

cajj

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vendredi 20 avril 2012

Slogan en passant "la France forte"

(présidentielles 2012)

Avec le passage de "La France fort" à "La France forte, c'est vous" le message subliminal devient : moi Nicolas Sarkozy, je prends le parti de la France forte contre la France faible. Je ne sais pas très bien ce que cela veut dire, mais on a le sentiment que le candidat laisse les "faibles" de côté.

Si les élections se gagnent au centre, je lui propose :

La France protégée

ou

La France Forte, c'est la France protégée (ou les Français protégés)

 

cajj

 

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jeudi 19 avril 2012

Sondage, abstentionnistes et surprise(s)

(Présidentielles 2012)



On s'attend à une abstention record pour les élections à venir.
Est-ce que cette abstention pourrait modifier la donne ? En théorie oui, car on estime à 26 % les abstentions alors qu'en avril 2007, ils n'étaient que 16 %.
En règle générale, on observe :
— que l'abstention profite à la droite, mais le rejet de Nicolas Sarkozy serait cette fois-ci mobilisateur pour les autres candidats,
— que les abstentionnistes qui se mobilisent ou se démobilisent sont relativement comparables au reste des électeurs.



Peut-on conclure que les sondages sont faussés ? Peut-on conclure que Le Pen et/ou Sarkozy seront finalement à la hausse tandis que Mélenchon sera finalement à la baisse ? C'est très posssible mais rien n'est moins sûr.

Par ailleurs, Hollande en refusant l'ouverture tente de fédérer l'électorat de gauche, très majoritaire (relativement).
Hollande en refusant l'ouverture pousse (marginalement) les centristes vers Sarkozy.
Sarkozy peut-il remonter conjointement chez les électeurs LePen et Bayrou ? Je ne le sais pas.

cajj

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mercredi 18 avril 2012

Pauvres électeurs de Mélenchon

(présidentielles 2012)

Avez-vous remarqué que plusieurs personnalités et élus de droite soutiennent François Hollande ? Qu'est que ce soutien signifie ? Qu'il y a des gens de droite opposés à Sarkozy, certes ! Mais plus encore, que fondamentalement la politique socialiste de Hollande est une politique droite-compatible. Certains ajouteront que le diable est dans les détails et que le débat est là ; ils n'auront pas tord.

Mais que les électeurs de Mélenchon en soient persuadés : Hollande président, ce sont l'idéologie et la polique de droite au pouvoir avec un enrobage (le papier cadeau) de gauche. Poutou et Arthaud ne cessent de le dire et pour cause.

Sauf si les électeurs de Mélenchon ne croient pas un mot du programme de Mélenchon mais soutiennent la posture magnifique, ils seront les cocufiés du quinquennat Hollande.

A chacun sa responsabilité.


Sauf miracle et rebond maintenant de la croisance, les 3 axes majeurs du quinquennat de Hollande seront :

— moins de fonctionnaires, moins de services publics, moins de prestations sociales,

— la retraite à 70 ans

— plus d'impôts pour les classes modestes et moyennes.

cajj

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mardi 17 avril 2012

J'ai lu les professions de foi des candidats

(présidentielles 2012)



Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Les moyens ne sont pas des finalités.

François Hollande écrit "J'agirai pour produire en France : une banque publique d'investissement sera créée pour développer nos entreprises ; un livret d'épargne industrie sera lancé pour financer les PME"

Si le Président Hollande ne met pas en place cette banque publique et ce livret d'épargne, à quoi s'engage-t-il ? A rien ! Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.

Si cette banque publique et ce livret ne fonctionnent pas, que se passe-t-il ? Par exemple, les épargnants n'ouvrent pas de plan d'épargne industrie, l'argent collecté débouche sur des taux d'intérêt trop élevés pour les entreprises, et les banques refusent de prêter jugeant les demandes de prêts des PME trop risquées. Que se passe-t-il ? Le candidat a oublié ce cas de figure.

Si cette banque et ce livret sont mis en place, s'ils fonctionnent, mais si les entreprises ne se développent pas, si elles ne créent pas d'emplois, si elles n'augmentent pas les salaires, que se passe-t-il ? Rien. Le candidat Hollande a oublié ce cas de figure.
Ses concurrents sont comme lui.

Mettre en place les moyens est une chose. Faire fonctionner ces moyens et qu'ils donnent des résultats en est une autre. Que ces résultats résolvent le problème est encore une autre chose.

Quand on pose mal les problèmes, on ne peut pas poser un bon diagnostic, formuler de bonnes solutions, et au final résoudre les problèmes. Sauf par chance.

Nous sommes bien mal partis. Il serait temps de changer la politique. Vraiment.

cajj

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vendredi 13 avril 2012

The company men

(présidentielles2012)



Cette semaine, j'ai découvert ce film, the company men. C'est la vie, pardon le drame, de 3 cadres américains victimes d'un licenciement économique. C'est l'histoire de cette rencontre avec le rouleau compresseur qu'est le chômage dans une Amérique en crise. 3 super cadres dont la vie explose en vol ; l'un, incarne le rêve américain ; ancien ouvrier, il est devenu cadre supérieur avec ses émoluments à l'américaine ; à 60 ans, il ne vaut plus rien ; juste bon au suicide.


Et là je me suis dit, qu'est-ce que notre futur président connaît au drame du chômage ?

Hollande ? On devrait l'appeler Sir Hollande car il fait partie de la véritable aristocratie française moderne. Pas celle de la naissance. Mais celle de l'ENA qui vous anoblit : elle vous octroie l'emploi pour la vie et les meilleures places en raison d'un exercice intellectuel réussi à l'âge de 20 ans !!
Sarkozy ? Je ne doute pas de sa compassion que je crois sincère. Mais lui est de la race des winners, et sa circonscription électorale d'origine (Neuilly) n'a jamais été à conquérir ; elle est une assurance tout risque en vie politique. Son métier "avocat" est un métier orienté conquête de clients pas d'emplois ; c'est très différent.  
Mélenchon ? Bayrou ? Voilà deux enseignants de la fonction publique française. Sans commentaire.
Le Pen ? Une permanente de l'entreprise familiale, le FN financé par l'Etat français et l'impôt.

Sir Dupont-Aignan énarque (cf. Hollande). Joly, magistrate, pas mieux mais le parcours mérite l'intérêt. Nathalie Arthaud, professeur agrégé (cf. Bayrou et Mélenchon). Sir Cheminade, énarque lui aussi, comme Hollande et Dupont-Aignan. Ah oui ! Poutou, ouvrier syndicaliste ; a-t-il connu le chômage ?



Je veux bien croire à leur miséricorde. Mais je rêve que l'électeur français considère que d'avoir affronté le chômage, la vraie réalité du chômage, donne au candidat concerné un supplément de considération et d'intérêt. Inversement, ces 5 là, les cadors français de la politique et de "l'emploi" devraient nous faire peur. Avec eux, je ne suis pas rassuré.

Je ne doute pas qu'une élection soit une conquête d'électeurs. Mais conquérir un électeur —et je sais de quoi je parle— ça n'est pas recevoir une lettre de plus pour vous dire que votre candidature s'arrête là —et je sais de quoi je parle—.



cajj

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vendredi 30 mars 2012

Prendre des notes en entretien d'embauche

(Conseil en recherche d'emploi)


Les outils de cartes heuristiques / mind mapping invitent à voir les choses différemment. Prendre des notes de façon classique donc chronologique pose un problème. Comment les utiliser pendant l'entretien pour nourrir les échanges ?
Alors le plus simple est de diviser sa page en quatre cases, par exemple : Entreprise, Poste, Projet, Autre. Et de noter les éléments relevant d'un thème dans la case adéquat.
De plus, il faut rendre visible à son interlocuteur cette façon de faire. Il devrait être favorablement impressionné de notre capacité à innover, à s'organiser, à l'analyse… à vous de choisir la qualité que vous souhaitez mettre en valeur à cette occasion.

Nous reparlerons du mind mapping dans un autre article.


cajj

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jeudi 29 mars 2012

Editorial : en route vers les 10.000 internautes

Et nous voilà à 9.500 visiteurs.

Ce n'est pas un exploit par rapport à un blog de cuisine, mais mon député a-t-il vu plus de 10.000 personnes en 5 ans. Peut-être pas ?

 

A l'approche des élections, je suis heureux que ce blog ait contribué modestement à la démocratie.

 

cajj

 

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mardi 27 mars 2012

Dynamique présidentielle : Mélenchon un symptôme ?

Ce blog défend deux thèses électorales pour les présidentielles :
- La première est que le président appartient au parti dominant de son camp.
- La seconde que le sortant perd l'élection si le chômage monte.

Notons que pour la seconde, le chômage monte et donc que Nicolas Sarkozy perd.

Mais pour la première ?
Jusque-là, j'avais considéré, sans retenu d'aucune sorte, que les candidats Sarkozy et Hollande étaient issus des partis dominants dans leur camp. En conséquence de quoi, c'était la seconde thèse qui donnait le résultat des élections présidentielles.
Mais si Sarkozy est du parti dominant et pas Hollande, alors Hollande doit perdre les élections.
Pour l'instant, cette situation reste, du point de vue du blog, une hypothèse de travail. On est toujours dans la thèse 2.
Mais si les voix de gauche s'éparpillent trop sur Bayrou, Hollande et Mélenchon, alors là, attention danger.
Explications : si Hollande est seul en tête, pas d'alliance, pas de négociation programmatique, pas de problème pour le second tour.
Mais si Hollande se retrouve à 23% et Mélenchon à 17%, Mélenchon voudra négocier son soutien. Au total, ni Bayrou, ni Mélenchon ne rejoindront ensemble Hollande, ce qui provoquera des déperditions à gauche (par montée de l'abstention).

Je rappelle ici que la gauche a un problème de cohérence entre sa social-démocratie fondamentalement capitaliste (comme Bayrou) et sa gauche-gauche (de la gauche du PS à l'extrême gauche) se positionnant en rupture avec le capitalisme.
Si l'électorat adhère en profondeur à cette différence et donc croit encore à la rupture avec le capitalisme, un Mélenchon fort est incompatible avec un ralliement de l'électorat Bayrou.

En attendant, la montée relative de Mélenchon est plutôt positive pour Hollande ; elle devient négative quand cette montée permet à mélenchon de contester le leadership idéologique au PS ; ce niveau reste difficile à déterminer et est d'autant plus haut aux présidentielles que le Front de gauche sera faible aux législatives (et inversement).

 

En

cajj

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vendredi 16 mars 2012

Une martingale pour la stratégie de campagne de Sarkozy ?

 



Comment fonctionne la stratégie Sarkozy ? N'étant pas journaliste d'investigation, je ne peux que faire des déductions. Mais j'ai choisi de vous livrer mon intuition, mes fantasmes diront certains ?

Plus qu'un projet, le candidat Sarkozy avance par coups. Et il semblait afficher une certitude que sa campagne lui ferait gagnée des points alors que sa position de Président l'en empêchait. Les faits semblent se confirmer.

Qu'y a-t-il (y aurait-il) derrière tout cela ?
Je soupçonne qu'il y ait des études sociologiques extrêmement fines et pertinentes. Que diraient ces études ?
1) Qu'il y a une certaine porosité électorale (beaucoup plus qu'il y a 30 ans) entre les droites, les gauches et la droite et la gauche.
2) Que des typologies d'électeurs montreraient que certaines valeurs sont très partagées par tout type d'électeur et que ces valeurs sont plutôt des basiques de droite que de gauche (autrement dit des valeurs néo-bourgeoises communes au bourgeois de droite et aux bobos de gauches). Autrement dit, qu'en faisant des groupes homogènes sur les valeurs, on observerait que des électeurs de tout parti, ou presque, sont finalement identiques.

L'idée serait alors de se positionner avec force sur chacune de ses valeurs pour faire bouger des voix. Le projet ne serait qu'un habillage d'une série de positionnement.

Bien évidemment, pour réussir, entre y penser et le faire, il faudrait être talentueux, charismatique, imaginatif, crédible avec une capacité à trouver une idée pertinente pour se positionner sur chaque thème, une idée qui "clive", en fait qui s'adresse fortement à ce groupe central électoral.

Les candidats traditionnels en parlant aux aspirations verbalisées, traditionnelles des électeurs ne s'adresseraient pas aux valeurs sous-jacentes. Or ces valeurs seraient en contradictions partielles avec les positionnements politiques de ces dits-électeurs.
Faut-il avoir proposer aux sondés une liste de valeurs pertinentes et avoir su construire des typologies, c'est-à-dire des groupes réellement cohérents sur la base d'une proximité.

Et on rebascule sur l'intuition des 2 Français sur 3 de VGE.

Help ! Quelqu'un a -t-il déjà vu des études de cette sorte ? Merci pour vos contributions ?

NB : je ne crois toujours pas à la victoire de Sarkozy. Mais Hollande en étant gauchiste ou neutre, s'écarte de la masse la plus nombreuses des électeurs.

cajj

 

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vendredi 17 février 2012

Hollande-Sarkozy : les projets à travers les slogans

LE CHANGEMENT C'EST MAINTENANT
Que lit-on dans ce slogan. Changer veut dire faire différemment. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy préside la France. Changer maintenant c'est avoir un autre président et une autre politique. Lequel ? Laquelle ? Lequel, c'est bien sûr François Hollande qui s'affiche avec ce slogan. Laquelle reste un mystère si nous n'allons pas plus loin lire les propositions ou regarder les vidéos.
Le choix du slogan vise à rassembler tous ceux qui n'adhèrent pas à Nicolas Sarkozy.
Sur le plan du positionnement politique, au regard du rejet de Nicolas Sarkozy, le slogan est habile et fédère.
Sur le fond, il pose quelques problèmes. "Je serai le président du changement", certes, mais Nicolas Sarkozy a été le président de la réforme, autrement dit celui du changement permanent. Le changement pour quoi faire ? Quel changement par rapport à avant ? Quel changement face à la réforme en permanence ?

Ajoutons que le nom du site c'est francoishollande.fr : fédérer sur le nom incarnant l'alternative à Sarkozy. Ceux qui sont contre Sarkozy sont pour Hollande.




LA FRANCE FORTE
Sarkozy propose une France forte. Là c'est plus simple. Le projet apparaît plus clairement.
Mais cela sert à quoi une France forte ? Le slogan ne répond pas à cette question.
Il faut écouter le candidat. La France forte est là pour protéger les Français.
Reste au candidat président à être crédible : en quoi son bilan et son projet prouvent que la France forte c'est possible avec lui.

Nicolas Sarkozy ne pouvait pas demander la continuité. Il ne pouvait pas incarner le changement. Il a choisi un projet fort. Cela parait habile. Suffisant

Ajoutons que le nom de site est franceforte.fr : fédérer autour du projet. Ceux qui sont contre Sarkozy sont contre la France forte ? Pire encore, l'affiche ne mentionne pas le nom du candidat, l'effacer au profit du projet.


 
CONCLUSION PROVISOIRE
Pas très clair pour Hollande, mais une ambiguité de positionnement toute volontaire, qui rassemble large et dont l'efficacité est palpable.
Sur la forme, le buzz autour de l'affuche Sarkozy et ses détournements montrent que le slogan passe et crée une focalisation positive et négative. Sur le fond, si le projet d'une France forte correspond à l'attente des Français et si le candidat Sarkozy donne de la crédibilité à ce projet alors François Hollande devra réagir. Finalement, Hollande parie sur le rejet, et croit que l'agitation de Sarkozy ne suffira pas à retourner la tendance. S'il devait avoir tord, il lui faudra impulser une nouvelle dynamique. Rendez-vous au lendemain du premier tour ?



cajj

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mardi 7 février 2012

"Civilisation" : la polémique qui ravit le PS et l'UMP

(présidentielles2012)


Pourquoi tant de fureur sur un objet polémique aussi ténu.

Que les valeurs et les actes de la France d'aujourd'hui ne valent pas celle de la France royale, de la Chine communiste, d'une Haïti décrépie ou de la Syrie sanglante est une chose sur laquelle on doit pouvoir s'accorder.
La gauche est plutôt dans un relativisme ou la droite au contraire : tout ne vaut pas tout.

Maintenant le mot civilisation n'est pas le meilleur. En épluchant, le dictionnaire, il est recevable.

Alors pourquoi tant de bruit !! Au-delà de l'excès au sein même de l'Hémicycle !!

Je veux croire, comme certains commentateurs, que le débat autour de l'économie ennuie le PS comme l'UMP. Demain, c'est plus d'impôts, moins de prestations, moins de fonctionnaires, c'est la retraite à 70 ans etc. C'est François Hollande qui le déclare, l'augmentation des impôts est inéluctable, non pour de nouvelles avancées collectives mais simplement pour payer les dettes de la France (le débat pas de savoir s'il y aura plus d'impôts ou pas" mais "de savoir qui va payer les impôts").

Alors, la droite et la gauche se sont jetés sur un sujet assez creux ou plutôt assez théoreux, cultureux et sans aucun effet sur notre quotidien.

Triste campagne.
Pauvre France

cajj

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vendredi 3 février 2012

De la fin et des moyens : pour un nouveau contrat présidentiel

(Présidentielles 2012)



Je suis en total désaccord avec les candidats aux élections présidentielles sur la conception politique de leur engagement.

Retour sur Jospin
Voilà un candidat qui a fait des propositions pour la France, qui a promis, qui a tenu ses promesses et qui a été écarté brutalement du pouvoir par les électeurs. Pourquoi ? Parce que ses solutions effectivement mises en place n'ont rien résolu.

J'entendais le candidat Hollande refuser de s'engager sur des chiffres au prétexte que c'est de la prospective pour ne pas dire des conjectures (fumeuses) de campagne.

ET BIEN JE NE SUIS PAS D'ACCORD !

On ne peut pas dire en 2012, il y a un problème de logement, j'ai une solution, je libère des terrains de l'Etat et puis voilà. Si ça ne règle rien, je ferai d'autres promesses.

J'attends, j'exige que le candidat dise
(1) "je m'engage à résoudre le problème du logement",
(2) "je propose telle solution",
(3) "le résultat attendu est de Y logements nouveaux et HLM",
(4) "si cet objectif n'est pas atteint, je renonce à être candidat aux prochaines présidentielles, [je limoge le premier ministre, je démissionne, j'engage un référendum avec engagement de ma responsabilité…]".

Et bien sûr en définissant une modalité de mesure précise et une autorité pour le faire.

Il ne s'agit pas pour les candidats de s'engager sur tout et de nous promettre plus de logements, plus de personnels à l'école, des soins dentaires mieux remboursés, une retraite à 60 ans, des emplois jeunes, des contrats de génération, que sais-je encore ? Bien au contraire !

Il s'agit de définir 2 à 4 priorités et donc définir ce qu'on propose d'être prioritaire et ce qu'on propose de ne pas être prioritaire. Et sur ces priorités, on engage sa carrière.
Il n'est pas acceptable de tout promettre même avec modération et de n'être responsable de rien. "Il y a des chômeurs ? ! Mais j'ai fait ce que j'ai promis, j'ai fait le maximum. Ça n'a pas marché ? Qu'à cela ne tienne, je rentre en campagne et je vous fais de nouvelles promesses".
     
cajj

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vendredi 27 janvier 2012

Présidentielles et propositions pour l'emploi

(présidentielles 2012)

Et attendant les mesures de l'Elysée,
Hollande propose :
- le contrat de génération (abaissement des charges sociales pour les séniors et les jeunes)
- emplois d'avenir pour les jeunes
- soutien au CDI.
Si globalement, ses propositions ont leurs avantages, elles ont aussi leurs inconvénients.
Le contrat de génération chassera de fait les non séniors et juniors de l'emploi.
L'emploi d'avenir pour les jeunes n'a de sens que s'il débouche sur l'apprentissage d'un métier ayant des débouchés professionnels.
Le soutien au CDI est quant à lui criticable. Un peu d'emploi c'est mieux que rien. Pénaliser la flexibilité c'est pénaliser les entreprises et l'emploi. C'est une mesure d'arrière-garde.

Bayrou propose :
- le made in France
- plein feux sur les PMI avec la restauration d'un organisme de financement dédié
- pas de chamboulement des 35 heures
Le made in France c'est du populisme creux.
Plein feux sur les PMI est par contre une nécessité absolue ; mais il faut aller plus loin encore en promouvant non pas la simple TPE de moins de 20 salariés mais favoriser l'émergence d'un tissu de EI (entreprise intermédiaire) de plus de 50 salariés et les soutenant à l'export.
Enfin, pas de chamboulement oui et non. Le chamboulement pour le chamboulement est négatif. Mais avec 4 millions de chômeur chambouler pour gagne à du sens. Et là le candidat Bayrou manque d'idée.

Le Pen propose :
- la réindustrialisation avec droits de douane
- la priorité aux PME
- les Français privilégiés
La réindustrialisation est une bataille d'arrière-garde sauf dans une logique à la marge. Le coût à payer sera une baisse de pouvoir d'achat voire pire un affaiblissement de l'export et des emplois qui vont avec.
La priorité aux PME : d'accord.
Les Français privilégiés : c'est simpliste et plein de déconvenus à la fin.

Dans l'ensemble, la critique qu'on peut faire c'est une faiblesse du soutien à l'entreprenariat à un moment où l'Etat fait faillite de toute part.

cajj

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mardi 24 janvier 2012

Et les législatives ? Le FN en trouble-fête


On peut légitimement s'inquiéter du haut niveau d'intentions de vote en faveur du FN pour l'UMP dans la perspective des législatives.

Que Nicolas Sarkozy perde ou gagne, on peut craindre une déroute UMP aux législatives dans le premier cas ou une grande difficulté à constituer une majorité dans le second.

Pour l'UMP, l'élection est à 4 tours. Se qualifier pour le second tour des présidentielles, gagner au deuxième, prendre l'ascendant au premier tour des législatiives et constituer une majorité au second.

Pour le PS, c'est quand même plus simple.

Le passage de Bayrou au-dessus de Marine Le Pen pourrait provoquer une chute de cette dernière mais ne rendrait pas les législatives moins simples.

cajj

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vendredi 20 janvier 2012

Produit en France • Made in France

(prise de position)


cf : VV
cuisineJe me suis offert une ceinture pour Noël. Je vous parle ainsi de mon intimité , ce qui n'est pas de coutume.
C'est une Calvin Klein, avec une boucle moderne ; vous voyez le genre.

Et bien après achat, j'ai lu l'étiquette en cuir incrusté : "made in china". Je ne vous cache pas que pour un produit semi-haut de gamme, acheté en grand magasin, j'ai eu les bou…

Je reviens donc sur mon dada ! Quelle est l'ambition économique de Barak Obama, le président d'un pays où GM reste numéro 1 mondial de l'industrie automobile ? "Je veux que les Etats-Unis soient la première destination touristique au monde", s'est écrié M. Obama au parc d'attractions Disneyworld d'Orlando dixit Libération/AFP. Son objectif : créer 1 million d'emploi.

Petroplus c'est bien. Mais c'est un vestige du passé. L'avenir ne se s'invente pas en regardant son rétroviseur.
Petroplus ce n'est pas le génie français, ça n'a rien de French touch.

Demain, l'avenir est c'est d'abord la French touch. Donnons-lui les moyens de nos ambitions !

cajj

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mardi 17 janvier 2012

Présidentielles : Vers une drôle d'élection ?

(réflexion)


D'après les fondamentaux d'une élection présidentielle c'est-à-dire en raison du chômage et au regard de la faible cote de confiance du Président de la République, Nicolas Sarkozy s'avance vers une défaite inéluctable. Inéluctable, vraiment ? Telle est ma conviction, mais je confesse avoir l'ombre d'un doute.


Sondages : où en est vraiment le candidat Sarkozy?
Avec un 44% contre 56% pour François Hollande, l'affaire est très bien engagée pour ce dernier. Mais…
Mais, le candidat Sarkozy a engagé une dynamique positive. Ce nouvel élan lui a permis de remonter de 39,5% à 44% des intentions de vote pour le second tour en 3 mois. Si les sondages sont imprécis dans l'étalonnement des niveaux, ils ont toujours vu le sens des courbes. A ce rythme celle de Hollande pourrait croiser celle de Sarkozy avant l'élection présidentielle au bénéfice du sortant.

Pourquoi je ne crois pas en la victoire de Sarkozy
Certes, le redressement est là. Mais le niveau du candidat Sarkozy reste faible. Aussi peut-on considérer qu'il s'agit d'un rééquilibrage technique, aucune élection ne s'étant jouée au-delà du 55,8%-44,2% infligé à Mitterrand par de Gaulle. Cela reste le record des affrontements droite-gauche.
Ajoutons que François Hollande connait une panne de campagne ; il ne pourra qu'être meilleur à l'avenir.

Pourquoi je me trompe peut-être
D'abord, constatons aujourd'hui une fluidité des électorats qui s'accélère. Devant l'échec répété de la gauche socialiste et de la droite républicaine et centriste, l'électeur ne croit plus à grand chose. Si Sarkozy est bas, constatons que le niveau cumulé de la gauche est très bas également.
La crise symbolisée par la perte du AAA a deux conséquences. La première est de démolir les espérances et promesses de gauche, car désormais, plus rien n'est possible. Dans un tel contexte, on peut s'interroger sur le report à gauche en faveur d'un François Hollande au programme socialement atrophié. La seconde c'est le réflexe du capitaine dans la tempête, et le réflexe de survie qui veut qu'on ne change d'équipe dans cette tempête. J'avoue avoir longtemps regarder avec un scepticisme sévère un tel argument (n'est-ce pas chers lecteurs et internautes !). Je concevais que la tempête était bien trop faible pour ne pas changer une équipe qui perd ; la perte du AAA change le cours des choses ; non seulement l'Etat est au bord du gouffre mais maintenant plus personne ne peut le nier.

La somme de ces deux conséquences, l'absence d'espérance à gauche et une tempête qui prend l'allure d'une vraie dévastation, est vraisemblablement en train de bouleverser les cartes traditionnelles de l'élection présidentielle. En tous les cas, mes propres repères vacillent.

cajj

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vendredi 13 janvier 2012

Sarkozy ou le syndrome Giscard (2)

(réflexion)


Décidémment, je trouve un certain nombre de proximité entre Giscard 81 et Sarkozy2012.

En 1981, Jacques Chirac n'a pas appelé à voter pour VGE le soir du premier tour. Chirac a sa part de responsabilité dans la défaite Giscardienne. Longtemps, j'ai omis la responsabilité de Giscard dans cette affaire. La responsabilité de Giscard était d'avoir l'attitude, les gestes qu'il faut pour ne pas s'aliéner Chirac et les Rpr chiraquiens.

A partir du moment où la stratégie Sarkozienne est d'emporter le premier tour, alors c'est à lui de faire les gestes qu'il faut pour conserver ses alliés. Sarkozy a une responsabilité certaine dans ses relations avec Morin, Boutin, et même Villepin et tous ceux qui les entoure. Douste-Blazy soutient Bayrou, c'est un échec de Sarkozy.
C'est curieux cette façon de faire l'ouverture en début de mandat alors qu'on a besoin de ses soutiens pour la présidentielle nouvelle, en fin de quinquennat.

Sarkozy est un avocat, un professionnel libéral. Comme par hasard il a un relationnel difficile avec son entourage "professionnel".
Depuis 1974, nous n'avons que des avocats et des énarques à la tête de l'Etat. Ce sera la même chose avec en 2012. Et c'est bien dommage.

cajj

Posté par cajj6878 à 10:49 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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