Regard politique : le rendez-vous du mardi et du vendredi

Au-delà de l'actualité ! Au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy, nous souhaitons apporter notre regard engagé sur les évènements. Repères, propositions, réflexions... rythmeront le blog. Nous vous donnons rendez-vous tous les mardis et vendredis.

samedi 30 mai 2009

2008

«Le bobsleigh, c'est comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après»

Roselyne Bachelot-Narquin à la suite d'un tour en bobsleigh.

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vendredi 29 mai 2009

coup de pouce à http://blog.reid.fr/

http://blog.reid.fr/

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Question : Vous étiez une figure marquante de la génération beur des années 1980. A la fois cinéaste et écrivain, vous avez été de plus la porte-parole de Convergence 1984, ce rassemblement de 80 000 personnes à Paris après une traversée de la France en mobylette.
Votre premier roman (1) fit également grand bruit. Il fut couronné par le prix Hermès, prix du premier roman attribué tous les ans par les grands prix littéraires de l'année précédente.
Depuis vous avez disparu, pourquoi ?

Farida Belghoul : J’ai fini, en effet, par désirer le silence après des années de médiatisation. Les blocages des années quatre-vingt furent tels que je ne voyais aucun rôle sérieux à prendre. Je fis donc en sorte qu'on ne parlât plus de moi.

Question : Vingt ans plus tard, revenez-vous sur la scène publique ?

Farida Belghoul : J'ai longuement hésité avant de me décider… mais la réponse est oui.

Question : Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?

Farida Belghoul : L'état dans lequel se trouvent mes élèves. Depuis quinze ans, je suis professeur de français en lycée professionnel et je vois ce qu'il en est. Je suis aux premières loges. J’ai découvert, dès la première année, un phénomène renversant qui m’a d’abord paru inexplicable : mes élèves, à Noisy-le-Sec, étaient illettrés et incultes. Dans les conseils de classe, on accusait les familles. Je n’étais pas d’accord. Ces gamins avaient quand même passé plus de sept heures par jour en classe (étude du soir comprise), huit mois par an, pendant dix ans... Dans une certaine mesure, les enseignants les avaient vus plus longtemps que leurs propres parents. Quinze ans plus tard, alors que l'illettrisme s'étend chez les jeunes, je n’ai pas changé d’avis. Les enfants passent toujours autant de temps à l'école. La responsabilité des familles est donc dérisoire. Mais le débat sur cette question, aujourd'hui en France, est impossible.

Question : De quoi allez-vous donc parler ?

Farida Belghoul : De ces jeunes sans école auxquels je propose mon dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai opté pour «l’école à la maison» : j'ai voulu reprendre moi-même avec mes enfants les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques. Encouragée par les progrès enregistrés par mes trois enfants, j'ai compris qu'il serait bon d'élargir cette expérience à douze adolescents de 16 à 18 ans sortis du système scolaire sans savoir ni lire ni écrire ni compter. Je souhaite proposer à douze d'entre eux (six filles et six garçons) qui n'ont plus d'école où s'inscrire, un dispositif à court terme durant douze mois de « seconde chance » par une instruction individuelle à domicile de deux heures par jour. Tous les matins, chaque instructeur suivra à tour de rôle deux adolescents qui ne travailleront que trois matières : le français, les mathématiques et l’histoire de France. L'instructeur se rendra chez eux parce que, je le répète, ces adolescents n'ont plus de solution scolaire. Ils n'ont plus d'école. L'après-midi, ces jeunes suivront un cours de théâtre et de danse et ils feront du sport.

Question : Deux heures de remise à niveau par jour suffisent ?

Farida Belghoul : Largement. Deux heures de tête à tête pédagogique est un cadre idéal de progression individuelle. A la maison, le jeune s'y instruira au calme, avec la bénédiction de ses parents. Je souhaite mettre ce cadre gratuitement à la disposition de jeunes défavorisés qui ne s'en sortiront qu'à condition qu'on leur donne quelque chose à apprendre.

Question : Que voulez-vous dire ?

Farida Belghoul : Ces jeunes ont notamment été les victimes de méthodes pédagogiques fondées sur « la construction du savoir par l’élève ». En langage clair, cela veut dire qu'en classe  (à la maison aussi avec leurs devoirs) ils ont dû se débrouiller tous seuls pour extraire les savoirs des supports qu’on leur donnait. Ce type d'enseignement est fondé sur l’implicite, l’allusif et le déductif. Les parents l’ignoraient et s’imaginaient que leur enfant était nul quand il n’y arrivait pas. En vérité, il est très difficile pour un esprit en formation, a fortiori un enfant, d’apprendre quoi que ce soit de cette façon. Car la confusion s’installe. Et avec la confusion, le décrochage. Et avec le décrochage, le chaos. Les riches ont de la ressource, ils ont de la culture et paient des cours privés ; les pauvres eux, évidemment, ils plongent. On plongerait aussi à leur place. Chaque année, 150 000 jeunes de 16 ans sortent du système scolaire sans qualification. Aucun d’entre eux n’appartient pas à une catégorie socioprofessionnelle favorisée. C'est un chiffre en expansion constante. C'est un bilan catastrophique.

Question : Que voulez-vous faire ?

Farida Belghoul : Délivrer un enseignement explicite à ces jeunes, et le faire chez eux puisque, encore une fois, ils n'ont plus d'école. Revoir rigoureusement les bases. Travailler soigneusement les fondamentaux et le faire de manière progressive. Ce qui n'a pas été le cas... Au début, j’ai cru que je ne pouvais rien faire d'autre que de sauver mes propres enfants. Mais une cinéaste a fait un film (2) récemment qui rend compte de ma décision et des raisons qui me poussèrent à faire ce choix. Dans les débats autour de ce film, tout en soulignant l'intérêt de ma démarche on regrettait que ma solution reste individuelle. J'y ai songé et c'est alors que j'ai conçu un nouveau projet, le R.E.I.D. Ce dispositif de remédiation à l'échec scolaire et social s'inspire à la fois de ma pratique d'enseignante mais également de ma pratique de mère faisant l'école à la maison.

Question : Le REID est donc un nouveau projet ? Vous en aviez commis d'autres avant ?

Farida Belghoul : Oui, ces dix dernières années, j'ai développé des actions spécifiques en direction de mes élèves en difficulté dans mon établissement. Puis, après les émeutes de novembre 2005, j'ai arpenté les ministères et les institutions avec des solutions nouvelles. Sans résultat. Le projet REID est le dernier en date. J'ai déjà consacré beaucoup de temps à chercher une structure institutionnelle pour l'héberger et un budget pour le financer.

Question : Quelles réponses avez-vous obtenues ?

Farida Belghoul : Rien de concret, ou des promesses non tenues. Ce dispositif est tellement novateur qu'il surprend dans la France d'aujourd'hui. Pourtant, le REID est capable d'apporter des résultats tangibles et rapides. Des personnels de l'Education Nationale, des enseignants par exemple, estiment que ce dispositif mérite d'être tenté.

Question : Il existe déjà des actions contre l'échec scolaire...

Farida Belghoul : Je ne le nie pas. Mais 150 000 adolescents chaque année qui sortent du système scolaire illettrés et incultes me conduisent à m'interroger sur les résultats. Sans parler de ceux qui, toujours inscrits à l'école, demeurent en grande difficulté. Les solutions ne sont donc toujours pas trouvées. Il faut encore tenter autre chose. Toutes les initiatives sérieuses devraient être entendues. Et je fais l'expérience que ce n'est malheureusement pas le cas.

Question : Comment allez-vous donc vous y prendre pour mettre le REID en place ?

Farida Belghoul : Je ne compte plus sur les financements publics. Je n'y crois plus même si on n'ose pas me dire non en face. Mon dernier recours est de m'adresser à la société civile. Si 25000 personnes, par exemple, donnent chacune 10 euros pour ce projet, la somme ainsi obtenue permet de couvrir la totalité des frais de la première année de fonctionnement du R.E.I.D. J'ai déjà créé moi-même l'association loi 1901 qui sera le cadre administratif chargé de le gérer. Tout est prêt : les jeunes candidats au REID attendent, les instructeurs sont disponibles, le programme est conçu, il ne manque que l'argent. Nous souhaitons démarrer à la rentrée prochaine. Il y a même un comité d'experts qui se constitue pour suivre ce dispositif et l'évaluer au fur et à mesure de son avancée. Ce seront des experts qui connaissent le terrain, pas des experts d'en haut qui noieraient le poisson. Des enseignants de lycée professionnel notamment. Ils livreront un rapport d'expertise qui sera rendu public. Celui-ci, dans ses conclusions, interpellera le cas échéant les pouvoirs publics pour assurer la reconduction du REID et son extension l'année suivante.
Le fonctionnement du REID sera transparent et cette transparence me paraît essentielle non seulement sur les résultats pédagogiques mais aussi sur le financement. D’ailleurs, de ce dernier point de vue, nous devrons nous soumettre au contrôle d’un commissaire aux comptes. La loi prévoit en effet cette procédure à partir de 153 000 euros récoltés. C’est bien.

Question : 153 000 euros ! Atteindrez-vous jamais cette somme ! Et il vous manquera encore près de 100 000 euros !

Farida Belghoul : J'y crois. 25 000 personnes peuvent se donner la main.

Question : C'est cet enjeu qui motive votre retour sur la scène publique ?

Farida Belghoul : Oui, je lance un appel à la générosité publique pour mettre en place le REID au profit de 12 jeunes des quartiers populaires : je demande qu'on fournisse un effort qui se monte au minimum à 10 euros par personne. On peut donner davantage évidemment. Et je souhaite voir des comités de soutien se créer partout pour promouvoir cette opération et pour contribuer à son financement, pièce par pièce, jusqu'à atteindre le budget nécessaire pour une année de fonctionnement. Le succès de cette initiative nous conduira vers des perspectives encore insoupçonnées...

Propos recueillis par Bernadette NOZARIAN

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mardi 26 mai 2009

Se préparer à la recherche d'emploi

UNE VERITE
On ne peut pas trouver d'emploi si on ne cherche pas.

Mais il est des moments où l'on a besoin de retrouver de la confiance, de l'aide, du dynamisme. Dans ses moments, il est opportun de faire partie de groupe de recherche d'emploi et de ne pas rester seul chez soi. 


LES ETAPES OBLIGATOIRES
1) Déterminer un projet professionnel
Qu'est-ce qu'on veut faire ? Quel métier ? Quel métier dans quelles entreprises ? Ce métier est-il recherché ? Nos compétences sont-elles pertinentes ?

2) Concevoir un CV
Ne pas tout donner à voir, seulement qu'on est compétent pour le poste.
Attention, les grandes entreprises et les cabinets de recrutement utilisent des logiciels pour traiter les CV. Ils ne les lisent pas. Les CV sont insérés dans des bases de données.Les recruteurs font des requêtes et les outils logiciels sortent des CV. Le CV doit donc répondre à cette contraindre

3) Rédiger une LM
Aller à l'essentiel sans redire le CV. Son objet est de décrocher un rendez-vous.

4) Elaborer sa présentation 3’
Il faut être capable de présenter à tout moment, son projet professionnel en 3 min.

5) Maîtriser les bases d'un entretien de recrutement
La base c'est mon parcours, ma cohérence parcours-candidature, mes atouts, mes motivations.

ALLER PLUS LOIN
Des fiches seront élaborées et créées sur ces différents points.
Existe déjà "l'entretien de recrutement".

cajj

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vendredi 22 mai 2009

Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (2)

ChaiProspective : La question est celle de la victoire des forces de croissance (la vie hors industrie) sur les forces de repli (industrie). Qui va gagner ? Est-ce que l'industrie va nous entraîner dans sa chute ? Ou est-ce que la dynamique (faible, mais positive) du reste de l'économie va faire repartir l'industrie ?
Actuellement nous connaissons un recul de l'activité économique de l'ordre de -3%.

L'industrie est frappée par un triple phénomène :
- baisse de l'activité
- amplifiée par un déstockage massif (on puise dans les stocks pour fournir le client plutôt que de produire)
- et un attentisme en terme d'investissement (l'industrie achète moins pour elle-même des machines).

Il faut espérer qu'une légère reprise de l'investissement, du stockage et une stabilisation de l'activité permettront à l'économie tout entière de rebasculer dans un cycle positif.

Les raisons d'optimisme sont nombreuses. Mais la spirale du cercle vicieux de la déflation reste une menace forte dont les conséquences seraient dramatiques et sans commune comparaison avec les difficultés importantes que nous vivons !!

Pour échapper à la dégringolade, il est vital que le redémarrage soit rapide. En d'autres termes, il faut que les résultats économiques du troisième trimestre soient bien moins mauvais que les deux qui nous précèdent.

En attendant, consommons, consommons, avec une préférence pour l'origine française des produits.

cajj

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jeudi 21 mai 2009

Malraux

Les Européens sont las d’eux-mêmes, las de leur individualisme qui s’écroule, las de leur exaltation. Ce qui les soutient est moins une pensée qu’une fine structure de négations. Capables d’agir jusqu’au sacrifice, mais pleins de dégoût devant la volonté d’action qui tord aujourd’hui leur race, ils voudraient chercher sous les actes des hommes une raison d’être plus profonde.

André MALRAUX, La Tentation de l’Occident

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mercredi 20 mai 2009

Brève

AFP : "Les actionnaires du groupe pétrolier et gazier anglo-britannique Shell, réunis à La Haye et à Londres aujourd'hui, ont rejeté les rémunérations des dirigeants du groupe, jugées trop élevées, a annoncé un porte-parole de Shell à l'AFP."

Quelque chose est-il en train de bouger ?

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mardi 19 mai 2009

Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (1)

Il y a deux choses différentes. L'indice des prix à la consommation et l'inflation

Le premier nous informe de l'augmentation (ou la baisse) des prix pour le consommateur.

Le second traduit un phénomène économique d'augmentation autoentretenue des prix : c'est-à-dire que l'augmentation des prix entraîne l'augmentation des prix. Le phénomène s'articule sur une succession : augmentation des prix, puis des demandes salariales accordées pour maintenir le pouvoir d'achat, puis nouvelles augmentations des prix pour financer ces augmentations salaires, et la boucle continue avec une tendance à la croissance. L'inverse s'appelle déflation.

L'indice des prix était de plus +2% annuel au début 2006, pour tomber à quasi +1% à mi-2007, puis a franchi les +3,5% à la mi-2008, pour être à +0,1% en avril 2009.
Ces chiffres sont l'augmentation annualisée des prix ; ils cumulent à la date T, les douze derniers mois d'inflation.

Mais si on retire de cet indice d'augmentation les produits alimentaires et les prix de l'énergie, impactés par les cours des matières premières, on constate que le niveau des prix progresse de +1% début 2006 pour franchir les +2% fin 2008 et être à +1,6% en avril 2009.

1ère conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène inflationniste, mais les prix sont impactés par les variations des prix alimentaires et de l'énergie.

2ème conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène déflationniste puisque l'augmentation est positive.
Inflation
3ème conclusion : la petite augmentation des prix que nous connaissons (inférieur à +2%) peut nous laisser croire que l'économie française maintient un dynamisme minimum. En réalité, si ceci est vrai, il faut nuancer entre une industrie qui connaît un violent repli de son activité et le reste de l'économie encore dynamique.
L'équilibre parfait, c'est-à-dire +0%, porte un autre nom : la mort.

SUITE VENDREDI

cajj

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lundi 18 mai 2009

1988

"Quand le moment est venu, l'heure est arrivée"
Raymond Barre

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vendredi 15 mai 2009

L'entretien de recrutement

entretien88960354_8cd51eef3a_mComment structurer son discours pour les entretiens de recrutement ?

Je vous propose le canevas suivant :

1) Mon parcours regroupé en 2 à 4 grandes étapes
2) En parallèle de la présentation de mon parcours, signaler sommairement en quoi ce parcours est cohérent avec la candidature, en quoi suis-je compétent pour le poste
3) Mes atouts, citer 3 à 6 atouts
4) Mes motivations, citer 3 à 6 motivations

5) Mes questions sur le poste et l'entreprise
Je vous en propose une : quels sont les atouts qui fondent la réussite/efficacité de votre entreprise/activité (par rapport à la concurrence) ?

6) Pour le dernier entretien, ajouter : 
Comment je vois le poste ! Comment je vois la prise de poste et mes premières actions ! Ne soyez pas toujours innovant. Enfoncer des portes ouvertes pour l'entreprise c'est être en accord avec elle.

Si le recruteur pose directement des questions sans vous demander de présenter votre parcours, vous pouvez vous appuyer sur le point 2) pour répondre à ses questions et revenir par moments sur le point 1).

Rappel : dans un entretien de recrutement, celui qui recrute ne s'intéresse pas à votre passé. Ce qui l'intéresse c'est votre capacité à tenir le poste et donc en quoi le passé justifie l'avenir. Autrement dit, quand on parle de son passé, il faut parler de l'avenir.

cajj

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jeudi 14 mai 2009

2005

"Je n'ai pas le sentiment de tromper ma femme quand je suis avec la France"
Hervé Gaymard

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