vendredi 22 mai 2009
Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (2)
Prospective : La question est celle de la victoire des forces de croissance (la vie hors industrie) sur les forces de repli (industrie). Qui va gagner ? Est-ce que l'industrie va nous entraîner dans sa chute ? Ou est-ce que la dynamique (faible, mais positive) du reste de l'économie va faire repartir l'industrie ?
Actuellement nous connaissons un recul de l'activité économique de l'ordre de -3%.
L'industrie est frappée par un triple phénomène :
- baisse de l'activité
- amplifiée par un déstockage massif (on puise dans les stocks pour fournir le client plutôt que de produire)
- et un attentisme en terme d'investissement (l'industrie achète moins pour elle-même des machines).
Il faut espérer qu'une légère reprise de l'investissement, du stockage et une stabilisation de l'activité permettront à l'économie tout entière de rebasculer dans un cycle positif.
Les raisons d'optimisme sont nombreuses. Mais la spirale du cercle vicieux de la déflation reste une menace forte dont les conséquences seraient dramatiques et sans commune comparaison avec les difficultés importantes que nous vivons !!
Pour échapper à la dégringolade, il est vital que le redémarrage soit rapide. En d'autres termes, il faut que les résultats économiques du troisième trimestre soient bien moins mauvais que les deux qui nous précèdent.
En attendant, consommons, consommons, avec une préférence pour l'origine française des produits.
cajj
mardi 19 mai 2009
Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (1)
Il y a deux choses différentes. L'indice des prix à la consommation et l'inflation
Le premier nous informe de l'augmentation (ou la baisse) des prix pour le consommateur.
Le second traduit un phénomène économique d'augmentation autoentretenue des prix : c'est-à-dire que l'augmentation des prix entraîne l'augmentation des prix. Le phénomène s'articule sur une succession : augmentation des prix, puis des demandes salariales accordées pour maintenir le pouvoir d'achat, puis nouvelles augmentations des prix pour financer ces augmentations salaires, et la boucle continue avec une tendance à la croissance. L'inverse s'appelle déflation.
L'indice des prix était de plus +2% annuel au début 2006, pour tomber à quasi +1% à mi-2007, puis a franchi les +3,5% à la mi-2008, pour être à +0,1% en avril 2009.
Ces chiffres sont l'augmentation annualisée des prix ; ils cumulent à la date T, les douze derniers mois d'inflation.
Mais si on retire de cet indice d'augmentation les produits alimentaires et les prix de l'énergie, impactés par les cours des matières premières, on constate que le niveau des prix progresse de +1% début 2006 pour franchir les +2% fin 2008 et être à +1,6% en avril 2009.
1ère conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène inflationniste, mais les prix sont impactés par les variations des prix alimentaires et de l'énergie.
2ème conclusion : nous ne sommes pas devant un phénomène déflationniste puisque l'augmentation est positive.
3ème conclusion : la petite augmentation des prix que nous connaissons (inférieur à +2%) peut nous laisser croire que l'économie française maintient un dynamisme minimum. En réalité, si ceci est vrai, il faut nuancer entre une industrie qui connaît un violent repli de son activité et le reste de l'économie encore dynamique.
L'équilibre parfait, c'est-à-dire +0%, porte un autre nom : la mort.
SUITE VENDREDI
cajj
mardi 2 décembre 2008
Les mots de la réalité
Sur le blog, nous avions expliqué que la politique budgétaire du gouvernement ne s'apparentait pas du tout à de la rigueur contrairement à certains propos partisans ou pire ceux de journalistes au discours racoleur. Aujourd'hui tout le monde en convient.
Nous avions expliqué contre tous les cassandres que le prix du pétrole pouvait fortement baisser selon les mêmes mécanismes que ce qui l'avait fait monter. Reconnaissons que nous n'avions ni anticipé le terme proche de la chute, pas davantage que l'ampleur du repli. Par contre, il est effarant de constater les balivernes balancées par des soi-disants experts et colportés bêtement par les médias. Il est un point commun à l'ensemble de ces déclarations, jamais elles ne sont fondées sur des études sérieuses autre qu'une intuition et un chiffre pas plus.
Nous avons défendu l'idée qu'il n'y avait pas d'inflation, en tous les cas en France, mais qu'il y avait une augmentation des prix qui répercutait celle du pétrole et des matières premières. Peut-être est-ce la crise qui nous donne raison, mais constatons que ladite inflation est en train de se dissoudre.
Nous avions expliqué que les variations des cours boursiers connaîtraient des amplitudes marquées et des périodes courtes de fortes hausses puis de fortes baisses. Reconnaissons que la réalité a très largement amplifié les phénomènes décrits.
Nous avons très tôt mis en doute l'imminence d'un changement de Premier ministre et de gouvernement qui ont nourri des articles et les commentaires alors que le fait n'a jamais existé.
L'évolution du climat reste un sujet de débat. L'offre raisonnable d'emploi est encore d'actualité.
Nous continuerons notre intervention sur les milliardaires et capitaux, sur le financement de l'économie, sur la baisse des dépenses de l'Etat, sur les attentes à l'endroit du quinquennat sarkosyste, ...
Dire la réalité derrière les faits.
CAJJ