samedi 7 novembre 2009
Coup de projecteur sur la Fondation Chirac
Hier, étaient remis les Prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits.
Nous regardons d'un oeil cette activité. La Fondation fédère des personnalités éminentes. Malgré la présence du Président Sarkozy, de Kofi Annan, prix nobel, de Boutros-Boutros Ghali la presse n'a pas jugé utile de donner un coup de projecteur non à la Fondation Chirac mais à la prévention des conflits. Alors nous offrons cette page à cet intéressant travail pour la paix.
Ce qui suit sont des extraits du site web.
(actualité)
Les efforts en faveur de la Paix sont couronnés par le Prix Nobel. En revanche, les efforts qui mettent le dialogue au cœur de la prévention des conflits sont peu récompensés à un niveau international. Pourtant, des hommes, des femmes, de nombreuses institutions, œuvrent d’une manière ou d’une autre à la prévention des conflits. De ce fait, ils prennent des risques. En effet tenter de prévenir un conflit alors que montent la méfiance et le désir d’agression est souvent plus risqué que de maintenir la Paix entre des belligérants.
Force est de remarquer l’absence de définition académique et de reconnaissance de ces acteurs discrets, et ceci en dépit des efforts de l’Egyptien Boutros Boutros Ghali pour en faire une catégorie à part entière de l’action internationale dans son Agenda pour la Paix.
La prévention des conflits est plus que jamais indispensable dans un monde où les guerres, les tensions intercommunautaires violentes augmentent et où des processus de paix s’avèrent soit inachevés, soit fragiles. Lorsque la crise est ouverte, les moyens d’imposer la paix restent limités et le risque de voir un conflit durer et s’enkyster est grand.
Le Prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits a pour but d’améliorer la notoriété et de soutenir ceux qui investissent une partie de leur vie et de leurs ressources à prévenir les conflits.
Son attribution doit accroître la reconnaissance internationale de ces efforts, susciter de nouvelles vocations, et donner des moyens financiers pour la poursuite de ce travail.
Biographies des lauréats
l’Imam Muhammad Ashafa et le Pasteur James Wuye
D’abord chefs de milices religieuses qui s’affrontaient au Nigeria, ils sont ensuite devenus des militants du dialogue interreligieux. Ensemble, ils ont créé, en 1995, le Centre de Médiation Interreligieuse (IMC) dans l’Etat de Kaduna, au nord du Nigeria. Ils travaillent désormais à la pacification de leur pays et s’efforcent de diffuser leur méthode de dialogue à l’étranger.
Le Centre de médiation interreligieuse
Fondé en 1995 à Kaduna, le Centre de Médiation Interreligieuse (IMC) forme des équipes à la résolution des conflits à travers le Nigeria. Il intervient dans les écoles et les universités, au moyen de séminaires et d’ateliers sur la démocratie et le dialogue interreligieux. La religion y est présentée comme un facteur de rapprochement. L’IMC s’adresse aux femmes, aux jeunes, aux chefs religieux et aux responsables politiques. Ce Centre a, entre autres, contribué à apaiser les tensions lors des affrontements de Kaduna en 2002 et de Yelwa en 2004.
Le Pasteur James Wuye et l’Imam Muhammad Ashafa ont reçu en 2005 le Prix de la Paix de Brême.
Park Jae-Kyu
Originaire de la Province de Kyongsang du Sud, en République de Corée, Park Jae-Kyu a étudié les Relations internationales aux États-Unis notamment à Columbia, où il se passionne pour les études nord-coréennes. Professeur à l’Université Kyungnam, il y fonde en 1972, l’Institut des Etudes pour l’Extrême Orient (IFES) pour promouvoir la paix entre les deux Corées et leur unification. En 1986, il devient Président de l’Université. Fin 1999, Kim Dae-Jung, Président de la République de Corée, le nomme ministre de l’Unification afin de mettre en œuvre une politique de coopération et de réconciliation avec la Corée du Nord. Depuis 2003, il est redevenu Président de l’Université Kyungnam. Park Jae-Kyu est l’auteur d’ouvrages sur les relations intercoréennes : The Politics of North Korea ; The Foreign Relations of North Korea et Nuclear Proliferation in Developing Countries.
http://www.fondationchirac.eu/
vendredi 23 octobre 2009
Polémique Jean Sarkozy
(actualité)
C'est sûr, la promotion de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad a donné le sentiment de népotisme, et pour cause. Dans une période de crise et d'exigence de transparence, certains ont été choqués.
Je l'ai été sous réserve. Sous réserve que ce poste de Président soit rémunéré. Or d'après ce que la presse a publié, le poste de président de l'Epad est sans rémunération, ni même bureau, ni même voiture, ni même secrétariat...
Je veux remercier ici Jean Sarkozy de son dévouement à accepter de remplir des missions non-rémunérées. Le dévouement certes, mais l'ambition ? Et bien l'ambition est une qualité pour tous et en particulier pour les élus. Merci à Jean Sarkozy d'en être doté.
Je veux saluer comme l'on fait avant moi certains élus dont des leaders PS, la sagesse de la décision de Jean Sarkozy en renonçant à cette élection.
Je reste en colère contre celles et ceux qui ont ouvert la voie pour ce talentueux jeune élu au mépris de la réalité de la France, des exigences d'éthique, d'exemplarité, de démocratie qui s'imposent à nos élus, plus que toujours, dans cette énième décennie de crise. Trop souffrent pour que le fait du roi serve à quelqu'un qui n'en a pas besoin.
Enfin, je reste un peu inquiet que la presse néglige les grands sujets pour faire tant de polémique sur un sujet non contournable mais mineur.
cajj
mardi 13 octobre 2009
Nobel d'économie Oliver Williamson (suite)
Je reviens d'un tour sur la toile.
Deux remarques :
- son livre en version française n'est plus disponible : c'est dire tout le mépris intellectuel qu'on a pour ces thèses ;
- nombre de livres sur l'histoire de la pensée et des théories économiques ne citent même pas Coase et Willliamson : c'est dire tout le mépris intellectuel qu'on a pour ces thèses.
Si vous pensez qu'il y a lieu, en cette période de crise, de sortir de la pensée unique pour voir le monde autrement, je vous invite à lire les articles que j'ai écrit à la suite de travaux de Williamson.
Je les republie sur le blog, demain, mercredi.
Bonne journée
cajj
Nobel d'économie Oliver Williamson
Je salue le nobel d'Oliver Williamson. Il a proposé à la suite de Coase, nobel 1991, une lecture de la réalité du marché.
La thèse incontestée de Coase-Williamson est que si le marché fonctionnait comme indiqué par la théorie néo-classique (la théorie de l'économie de marché) alors l'entreprise n'existerait pas.
Donc la théorie est partiellement fausse. La vraie réalité de notre vie, plus que synthétiquement résumée ici, est que : coût d'un produit = coût de production + coût de transaction ; la théorie originelle dit coût d'un produit = coût de production ; l'apport n'est pas anodin, il est révolutionnaire. Quand on a compris cela (qui est une réalité implicite de notre quotidien) alors comprend beaucoup de choses.
Pour celles et ceux que ça intéresse lisez les articles que nous y avons consacré.
Une nouvelle lecture de l'économie 1, 2, 3 et 4
Catégorie : repères
Dates :
10/08/07
17/08/07
4/09/07
7/09/07
Bonne journée
cajj
NB : Je pense que je vais les rééditer cette semaine.
mardi 15 septembre 2009
Du stress
Suicide à France Telecom
Stress : bon ou mauvais ?
Il y a le bon stress et le mauvais stress.
Le stress est un état de tension d'un organisme agressé.
C'est une formidable arme naturelle. Elle permet de démultiplier ses forces. C'est notamment le cas dans un évènement nous mettant en danger de mort.
Son risque, c'est la paralysie. Au lieu de réagir et de bondir alors que la voiture fonce sur le passage piéton où nous sommes, nous restons tristement sur place, sans mouvement.
Dans le travail, le stress est une énergie pour se dépasser à condition que ...
À condition que nous aillons la certitude, au fond de nous, de pouvoir y arriver. Dans le cas contraire, celle où nous avons l'obligation professionnelle de réussir alors que c'est impossible, soit notre capacité de recul est immense et nous pouffons de rire, soit l'on sombre dans un état de stress et développons toute sorte de maladie.
Quel management pour éviter le stress ????
Archi simple ! Que le supérieur hiérarchique ne reporte pas sur ses subordonnées la pression que lui met sa propre hiérarchie. "Nous devons faire 20 % de mieux; alors débrouillez-vous, mais j'attends des résultats ! (sous-entendu : je suis totalement incompétent et je ne sais pas comment cela est possible)".
Mais "On nous demande de faire 20 % de mieux ; ça sera dur, mais on peut le faire et ne vous inquiétez pas, je suis à vos côtés pour y arriver (et si on échoue c'est moi qui prends !)".
Le chef doit prendre la responsabilité de l'échec et être le premier collaborateur de son équipe.
Si vous avez un chef de catégorie "report du stress", c'est soit un incompétent, soit un individu malveillant.
Si vous avez un chef qui assume, qui est de bonne humeur et qui vous épaule : gardez-le, ils sont bien trop rares !
cajj
vendredi 10 juillet 2009
GADONNEIX ou le petage de plomb
M. Gadonneix PDG d'EDF a décidé de réinventer le capitalisme et en propose une lecture originale et toute personnelle.
Dans l'ancien capitalisme, celui d'avant la crise, la situation était perverse (???) :
(a) en effet, les entreprises faisaient des bénéfices et investissaient ces bénéfices dans des investissements ;
(b) quand l'investissement concernait une acquisition, cela relevait en partie des actionnaires, les propriétaires de l'entreprise, qui mettaient au pot (augmentation du capital) pour acheter de nouveaux jouets et avoir demain plus de dividendes encore.
M. Gadonneix, sans doute victime une hallucination électrique, nous propose désormais de faire financer les investissements d'EDF, non par l'actionnaire, non par les bénéfices mais par le consommateur.
Imaginerions-nous Carlos Ghosn nous expliquer qu'il a besoin augmenter les tarifs des voitures Renault de 20% pour pouvoir acheter Nissan ??? Non !!!
Allons plus loin. M. Gadonneix compare le prix de l'électricité avec l'inflation. Cette comparaison n'est pas raison. Au nom de quoi la production d'électricité devrait elle être corrélée à l'inflation. Alors que certains secteurs connaissances une productivité en hausse et des prix en chute libre : téléviseur, ordinateur, coût des appels téléphoniques, ... de quel droit M. Gadonneix a-t-il l'incompétence de ne pas permettre à EDF de faire des gains de productivité ?
Peut-être que sa position repose sur quelques éléments de fond défendable. Peut-être que la production d'énergie électrique a vocation à coûter toujours plus cher. Mais si c'est le cas, il lui revient de nous le démontrer. Mais sa position médiatique de forme est inacceptable.

Soit M. Gadonneix est un gentil provocateur, soit c'est un être inconséquent et incompétent au poste où il est situé. En conséquence, en tant qu'actionnaire principal de cette société, dont j'ai transmis la délégation de propriété à l'Etat avec les autres citoyens, je demande le licenciement sans indemnité de l'auteur de cette guignolade.
Dans le monde d'aujourd'hui qui aspire légitimement à plus d'éthique, en avoir , eut été de faire ses déclarations avant de lancer l'emprunt proposé aux Français
CAJJ
mardi 9 juin 2009
Les leçons des élections européennes
Ce qui est formidable avec les élections, c'est que l'électeur sait nous inventer des scénarios que personne n'a jamais prévus. C'est là où la démocratie a un sens.
Sondages
Dans un contexte d'abstention, les sondages sont incapables d'estimer les résultats. Ils peuvent seulement voir des dynamiques positives ou négatives.
Projection nationale
Dans un contexte d'abstention, aucune projection sérieuse ne peut être faite quant aux résultats des élections à venir. Des majorités de gauche peuvent raisonnablement espérer (r)emporter les régions dans un an.
Abstention pour une Europe non démocratique
L'abstention est justifiable. La démocratie est le pouvoir du peuple. Or, les électeurs se sentent –et ils le sont- exclus de la constitution d'une majorité à l'échelle de l'Europe.
Certains militent pour l'élection du Président de la Commission au suffrage direct. C'est du n'importe quoi. Personne n'est en mesure de juger un Baroso, illustre inconnu, alors qu'il accède pour la première fois à ce poste ; en cas de renouvellement comme aujourd'hui, l'électeur peut éventuellement se forger un avis, mais de là à aller voter...
L'Europe, comme l'ONU, est une organisation qui ne saurait relever du seul suffrage universel ; aujourd'hui, avec le recul, je plaiderais presque pour un suffrage indirect, c'est-à-dire la constitution d'un collège de grands électeurs pour l'élection du Parlement.
Les vainqueurs : l'UMP et les écolos de Cohn Bendit
Le score de l'UMP est historique. La situation économique est catastrophique ; le modèle capitaliste vacille sur ses fondements ; et le gouvernement en place est épargné de toute sanction. C'est dire l'inanité de l'opposition, socialiste en-tête.
Formidables écologistes ! Y aura-t-il un lendemain ? Leur incapacité à travailler ensemble, entre eux, laisse planer le doute.
Les vaincus : le Modem-Bayrou et le PS
Nous avions écrit ici que Bayrou n'avait pas d'avenir. Avec des sondages flatteurs, je constatais une erreur de raisonnement ; avec les résultats, je dois bien reposer la question. Bayrou est illuminé ; il en est aveuglé ; bon retour sur terre !! Trop de lumière nuit comme dirait Pierre Dac !
La défaite du PS. Récemment, j'ai eu un débat avec un internaute PS. Je lui expliquais que son discours était sectaire, complètement passéiste et déconnecté de la société réelle ; il
n'a fait preuve d'aucune ouverture d'esprit ; les Français m'ont donné raison. Le PS est un parti d'un autre siècle. Ses valeurs et son socle idéologique sont définitivement enterrés. Le charisme d'une Ségolène Royal cache le désaveu collectif. Il est temps que socialistes regardent le monde tel qu'il l'est, les aspirations des gens telles qu'elles sont.
Non Sarkozy n'est pas le grand méchant loup. Oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions socialistes. Oui, il n'y a pas d'alternative au capitalisme (mais des variantes de celui-ci). Oui, les Françaises et les Français se reconnaissent dans les valeurs et les aspirations bourgeoises repeintes ou pas en Bobo.
Quid alors d'une alliance du NPA au Modem
cajj
samedi 6 juin 2009
Continental : quand le chômage devient une opportunité

Le chômage n'est pas un problème en soi. Le chômage devient un problème quand il conjugue persistance à durée indéterminée et perte lourde de revenu.
En accordant 50.000 euros nets d'impôts et de charges à chacun des salariés en plus des indemnités légales, Continental offre une opportunité à ses futurs anciens collaborateurs.
On peut regretter que ce geste largement à la hauteur de la responsabilité sociale de l'entreprise ait du être conquis à la force du combat des ouvriers.
A chaque fois, ce sont ceux qui font le plus de bruit qui obtienne satisfaction : non fermeture d'une école, non fermeture d'un hopital, etc. Il n'est pas sain qu'on mesure la légitimité de la revendication à l'aune du bruit des manifestants. Cette façon de fonctionner relève sans doute du message universel que nous souhaitons imposer au reste du monde (sic !).
Cette indemnité doit ouvrir une voie nouvelle sur la gestion du chômage.
cajj
vendredi 22 mai 2009
Inflation et croissance : où en sommes-nous ? (2)
Prospective : La question est celle de la victoire des forces de croissance (la vie hors industrie) sur les forces de repli (industrie). Qui va gagner ? Est-ce que l'industrie va nous entraîner dans sa chute ? Ou est-ce que la dynamique (faible, mais positive) du reste de l'économie va faire repartir l'industrie ?
Actuellement nous connaissons un recul de l'activité économique de l'ordre de -3%.
L'industrie est frappée par un triple phénomène :
- baisse de l'activité
- amplifiée par un déstockage massif (on puise dans les stocks pour fournir le client plutôt que de produire)
- et un attentisme en terme d'investissement (l'industrie achète moins pour elle-même des machines).
Il faut espérer qu'une légère reprise de l'investissement, du stockage et une stabilisation de l'activité permettront à l'économie tout entière de rebasculer dans un cycle positif.
Les raisons d'optimisme sont nombreuses. Mais la spirale du cercle vicieux de la déflation reste une menace forte dont les conséquences seraient dramatiques et sans commune comparaison avec les difficultés importantes que nous vivons !!
Pour échapper à la dégringolade, il est vital que le redémarrage soit rapide. En d'autres termes, il faut que les résultats économiques du troisième trimestre soient bien moins mauvais que les deux qui nous précèdent.
En attendant, consommons, consommons, avec une préférence pour l'origine française des produits.
cajj
mercredi 20 mai 2009
Brève
AFP : "Les actionnaires du groupe pétrolier et gazier anglo-britannique Shell, réunis à La Haye et à Londres aujourd'hui, ont rejeté les rémunérations des dirigeants du groupe, jugées trop élevées, a annoncé un porte-parole de Shell à l'AFP."
Quelque chose est-il en train de bouger ?