mardi 29 septembre 2009
(Réflexion) Burqa, voile et compagnie
J'ai une intuition : le voile et pire la burqa sont le dernier épilogue avant la faillite d'un excès religieux.
La société dans laquelle nous vivons est de type libéral
moderne judéo-grecque. J'entends par là que nous avons un héritage
grecquo-romain, un héritage judéo-chrétien, un héritage démocratique à tendance
jacobin, individualiste et surtout moderne au sens où notre héritage ne saurait
nous emprisonner dans ses valeurs.
Le catholicisme, après avoir disparu de la scène publique pour ne stationner que dans la sphère de l'intime, est une pratique et même une croyance religieuse qui connaît un recul affirmé (cf. nombre de baptêmes par an par rapport à nombre de naissances) ; notre monde français se déchristianise en profondeur.
Si notre société est en train de balayer la religion chrétienne, il en sera de même pour l'islam. Mais, car il y a un mais, l'islam sera d'autant plus dynamique et excessif que la société française sera incapable de proposer une place socio-économique à ses membres. La crise est un poison pour l'intégration ; le communautarisme, en période de crise, est un acte vital de solidarité.
J'ai la conviction que le voile et la burqa sont les derniers raidissements d'un monde particulièrement menacé en France, non par un esprit d'intolérance mais par une forme française d'ouverture d'esprit.
Il n'empêche, le monde a besoin de spiritualité. L'islam, la chrétienté, le bouddhisme, ... mais aussi le soufisme, la maçonnerie que sais-je encore sont porteurs de spiritualité et développent des conceptions convergentes à tout le moins compatibles de la vie et de la vie en commun.
On doit regretter que la discussion sur le voile et la burqa, discussion néanmoins nécessaire, occulte l'islam dans ses valeurs, nous empêche d'assimiler l'islam.
cajj
vendredi 25 septembre 2009
Coups de gueule ou page de défouloir ! (1)
L'agriculture
Ras-le-bol des agriculteurs, ces pleurnicheurs récurrents. Quand vont-ils devenir des adultes, accepter de jouer collectif et prendre le pouvoir sur les intermédiaires et la grande distribution.
Les agriculteurs abonnent lâchement la distribution de leur produit et en paient le coût.
Aujourd'hui, ils ne sont plus que des pleurnicheurs subventionnés à faire pâlir un RMiste. Ils n'ont qu'à créer la chaîne commerciale "produit de la ferme", distributeur exclusif de la production française, mais...
...soit l'agriculture est économiquement non viable et on doit fermer d'urgence, les exploitations et interdire l'installation de nouveaux.
...soit l'agriculture fait de l'entretien du territoire et l'Etat la rémunère pour cela mais pas pour entretenir de vaches laitières inutiles. (Entre parenthèse quand le cours a explosé, je ne me rappelle pas que les agriculteurs vaches laitières aient fait une quête pour l'Etat et ces généreux donateurs que sont les contribuables !!!).
...soit l'agriculture a un sens et l'agriculteur doit vivre de son travail et non de subventions (hors exception).
N'oublions jamais que les grands distributeurs sont des ex-petits commerçants qui ont décidé de devenir grand. N'oublions jamais que l'agriculture a toujours été aléatoire et que les agriculteurs, pendant des siècles, mettaient de côté pour les années difficiles.
Villepin
S'il y en a un qui a atteint son niveau d'incompétence c'est bien lui. Il faut l'écouter parler de la burqua ; ça reste un truc totalement livresque et théorique pour lui alors que c'est le quotidien des Français. Il était bien au ministère des affaires étrangères à pavaner dans les palais nationaux d'ailleurs ; il aurait dû y rester.
Désespérément Chirac, entre Villepin, Juppé et Raffarin, n'aura jamais su choisir les meilleurs. Il en était peut-être très conscient : avec les moins bons, on n'est pas en cohabitation ; l'expérience Balladur, pas du même calibre que les zozos précédents, l'a sans doute vacciné pour de bon de s'entourer de gens vraiment compétents.
C'est d'ailleurs un trait commun aux rois de la politique, les barons locaux ou les présidents de la République, que d'éliminer les bons et ne s'entourer que de médiocres vassaux qui ne remettent jamais en cause le chef et sa parole.
La fausse écologie
Quand nous serons tous à la voiture électrique (dans 3 ans), qui produira l'électricité ? Les centrales nucléaires qui n'existent pas ? Qu'adviendra-t-il quand le reste du monde peuplé 10 fois comme nous, la Chine et l'Inde..., vivront sur un charbon 100 fois comme nous avons pu le faire dans l'historie de l'humanité ! Les témoins des plaines polonaises témoignent ; la Pologne ce n'est ni loin dans le temps ni dans l'espace !!! Le monde entier a entendu parler et vu le "frog" pékinois...
Alors, oui, non à l'agriculture polluante, oui à l'agriculture raisonnée [à lire sur les étiquettes des produits ; concept réaliste au marketing inefficace sauf à avoir de consommateurs très éveillés !!!] et plutôt non au bio, idéologie tautologiquement minable pour remplacer celle qui l'a précédée.
Alors oui à la marche vers un développement
durable, non à la pollution, mais un peu de calme et de recul !!!
Cajj
mardi 22 septembre 2009
La présentation en 3 minutes de son projet professionnel
(CONSEIL EN RECHERCHE D'EMPLOI)
A quoi sert cette présentation ?
Sa vocation essentielle est de faciliter la mobilisation du
réseau. Pour mobiliser le réseau, il faut être en capacité de présenter en 3
minutes son projet professionnel. Le but est que notre interlocuteur comprenne
rapidement et synthétiquement ce que l'on cherche pour qu'il puisse trouver une
personne de son entourage qui pourrait être vraisemblablement intéressante à
rencontrer.
Quand sert-elle ?
Le réseau ne s'arrête pas aux personnes avec lesquelles on a
rendez-vous. Le réseau est constitué de toutes les personnes que l'on
rencontre.
Vous rencontrez une personne (amis, famille, relation professionnelle, voisinage, commerçant-artisan, association, membre de vos associations, rencontre inopinée dans un dîner...) ; à la question "ça va le boulot ? / vous travaillez dans quelle branche ?", vous répondez "je suis en recherche de mobilité, je cherche un nouveau travail" et si l'interlocuteur ajoute "et qu'est-ce que vous/tu cherches? ", il est vital que vous maîtrisiez votre présentation 3 minutes.
Quel est son contenu ?
Son objectif est de présenter clairement, rapidement et
synthétiquement votre objectif professionnel : qu'est-ce que vous cherchez.
Vous pouvez caler votre discours sur le mini-cv (projet professionnel, parcours, compétences, langues et logiciels, formations).
On peut ajouter deux règles :
— première phrase "mon projet professionnel est de travailler comme YYY (dans tel secteur) ;
— dernière phrase "mon projet professionnel est de travailler comme YYY (dans tel secteur).
L'utilité de cette double phrase est de faciliter la mémorisation de l'interlocuteur.
Comment la maîtrise-t-on ?
Il faut écrire son discours de 3 minutes et l'apprendre par
coeur.
Il faut le tester en le récitant à des proches (plutôt professionnels) jusqu'à ce que tout le monde trouve cela clair et convaincant.
Un dernier commentaire
Cela implique qu'on détermine précisément et de façon
réaliste (= pour lequel les recruteurs juge votre candidature légitime) un
projet professionnel. On peut avoir 3 ou 4 cibles, 3 ou 4 projets
professionnels mais on ne peut tenir qu'un seul discours de 3 minutes pour un
même interlocuteur. (Si l'entretien s'étale sur 30 mn et que des portes
s'ouvrent, alors on peut exposer les autres 3 minutes).
cajj
vendredi 18 septembre 2009
La culture française est-elle morte ?
Bien sûr que non, mais elle gagnerait à une simplification de la langue française pour que celle-ci soit davantage parlée et qu'ainsi la culture francophone soit davantage diffusée. Mais est-ce important ?
J'ai l'intuition, à force de regarder Taratata, que la création musicale française est au bord de conquérir le monde. La french touch des DJ a ouvert la voie. Au génie, à la créativité de la talentueuse décennale "nouvelle scène française", il faut ajouter l'utilisation la langue de tous : la musique solo ou l'anglais avec. Est-ce que la sirène Bjork chante en islandais ?
Bashung nous a légué quelques opus d'un génie absolu. Le monde n'en sera jamais rien.
Je ne vois pas ce qui interdit Yann Tiersen d'aller
conquérir le monde, et même plus l'univers entre deux bras de mer et une rade.
C'est ma conviction et je la partage.
La musique ce n'est pas toute la culture, me direz-vous. Certes, mais la chanson française n'a jamais fait le tour du monde même si les Montand, Chevalier, Aznavour ou Patricia Kass y ont une carrière ; son heure est peut-être venue. Enfin, grâce à la musique les poètes peuvent écrire des textes qu'on appelle chanson et la littérature française, sa plume, sa pensée y trouve un véhicule.
Rendez-vous dans 10 ans.
NB : vous souhaitez connaître la musique de Yann Tiersen ; connectez vous à www.deezer.com ; écoutez "On tour" et "C'était ici", (les bras de mer dans l'un et l'autre album, en particulier) !
mercredi 16 septembre 2009
3000 visiteurs
Cette semaine nous venons de franchir 3000 visiteurs !
C'est peu mais beaucoup à la fois !
Longtemps le blog a périclité avec 1 à 2 visiteurs pas jour. En octobre 2008, il atteignait le triste de record de 33 visiteurs dans le mois. J'avoue que je pensais arrêter, un peu vexé. En ballade sur la toile, je ne trouvais que des blogs (bêtement) anti-sarko, des blogs militants (PS, UMP, "canton nord" ...), et quelques très et trop rares blogs où la parole était libre et où la pensée tentait de s'élever pour le plaisir et l'enrichissement de son lecteur. J'avais l'ambition et l'impression d'être de ceux-là, quelque soit mes partis pris. 
Et puis, magie de l'internet, la barre des 100 visiteurs a été franchie, puis celle des 200 visiteurs mois.
Alors je continue et vous souhaite bonne lecture.
cajj
Si vous avez des sujets qui vous interpellent, n'hésitez pas à interpeller l'auteur.
mardi 15 septembre 2009
Du stress
Suicide à France Telecom
Stress : bon ou mauvais ?
Il y a le bon stress et le mauvais stress.
Le stress est un état de tension d'un organisme agressé.
C'est une formidable arme naturelle. Elle permet de démultiplier ses forces. C'est notamment le cas dans un évènement nous mettant en danger de mort.
Son risque, c'est la paralysie. Au lieu de réagir et de bondir alors que la voiture fonce sur le passage piéton où nous sommes, nous restons tristement sur place, sans mouvement.
Dans le travail, le stress est une énergie pour se dépasser à condition que ...
À condition que nous aillons la certitude, au fond de nous, de pouvoir y arriver. Dans le cas contraire, celle où nous avons l'obligation professionnelle de réussir alors que c'est impossible, soit notre capacité de recul est immense et nous pouffons de rire, soit l'on sombre dans un état de stress et développons toute sorte de maladie.
Quel management pour éviter le stress ????
Archi simple ! Que le supérieur hiérarchique ne reporte pas sur ses subordonnées la pression que lui met sa propre hiérarchie. "Nous devons faire 20 % de mieux; alors débrouillez-vous, mais j'attends des résultats ! (sous-entendu : je suis totalement incompétent et je ne sais pas comment cela est possible)".
Mais "On nous demande de faire 20 % de mieux ; ça sera dur, mais on peut le faire et ne vous inquiétez pas, je suis à vos côtés pour y arriver (et si on échoue c'est moi qui prends !)".
Le chef doit prendre la responsabilité de l'échec et être le premier collaborateur de son équipe.
Si vous avez un chef de catégorie "report du stress", c'est soit un incompétent, soit un individu malveillant.
Si vous avez un chef qui assume, qui est de bonne humeur et qui vous épaule : gardez-le, ils sont bien trop rares !
cajj
vendredi 11 septembre 2009
Embauche et discrimination
Il y a la discrimination effective des recruteurs : pas de femme, pas de black-beur, pas de sénior.
Mais il y a de la discrimination induite. 
Le modèle de fonctionnement du recrutement français
On constate deux dimensions qui mènent le décideur recruteur
:
1) recherche de l’opérationnalité immédiate
2) système décisionnel : garbage can
La recherche de l'opérationnalité immédiate est le fait pour
un recruteur de vouloir que son recruté soit opérationnel dès le premier jour,
sans formation. Cela relègue au dernier rang la potentialité du candidat. Les
formations qui apportent une solide formation dite théorique sont inopérantes
au regard des modes du marché de travail.
Pire encore, les cabinets de recrutement doivent un nouveau
recrutement gratuit à leur client en cas d'échec d'intégration du candidat
retenu ; pour éviter l'échec, la solution est simple, ne sélectionner que des
candidats ayant pratiqué le même poste dans une entreprise très semblable.
Le modèle de décision garbage can consiste à prendre la première décision satisfaisante et non la meilleure décision. Concrètement, elle consiste à retenir la première(s) candidature qui convienne et non pas comparer toutes les candidatures entre elles et analyser les alternatives de profils.
Le clonage comme résultat
Le résultat est le clonage, c'est-à-dire le fait de
privilégier les solutions qui ont fait leur preuve dans le passé.
Si l'on a toujours embauché des titulaires d'un diplôme
d'école de commerce –qui sont sociologiquement gaulois- et que ça a toujours
fait l'affaire, alors le bronzé diplômé de la fac est peu aller se rhabiller,
c'est perdu d'avance pour lui.
De plus, arriver au bon moment, à la bonne heure est une
option sur le succès.
Bien sûr, les grandes entreprises ont leur long protocole
(qui tend à se raccourcir, ça coûte cher et ce n'est pas plus efficace quand
c'est long). Mais pour une plus petite entreprise, le recruteur-responsable de la RH demandant à son voisin-entreprise
(jugé comme légitime) s'il n'aurait pas un candidat pour le poste, peut s'arrêter
au premier candidat s'il convient.
Que dire du clonage comme pratique de recrutement
Le clonage c'est opérationnalité, la discrimination, la négation de la
potentialité, de l’évolution et du transfert de
compétence. C'est un appauvrissement à long terme des entreprises françaises.
Quelle leçon pour le demandeur d'emploi
Pour être efficace, le demandeur d'emploi doit cibler les
postes qui lui sont connus ; loin de chercher à montrer sa différence, il faut
un CV et un entretien qui rassure le recruteur en disant que ce poste nous est
connu.
Si l'on cherche du travail pour évoluer, ce qui est logique
mais en partie interdit dans notre pays, alors il y a lieu de blinder ses
atouts. Le "je suis capable" ne vaut rien ; seul compte le "j'ai
déjà fait" même si c'est j'ai déjà mal fait.
Comment élargir le champ des possibles du recruteur
français
Pour répondre à la question de comment faire autre chose que
du clonage, il nous faut revenir sur le fondement de ce mode de fonctionnement.
La France est le seul pays au monde à développer ce
comportement pervers. La cause vient du fait que les recruteurs ont le sentiment
qu'une fois engagé, le recrutement les lie pour la vie et que le licenciement
est impossible. Alors, de peur de se tromper, le mot d'ordre est "reprendre
une solution qui fonctionne et surtout ne rien essayer d'autre".
Pour sortir de l'ère du clonage, je ne vois que deux
possibilités :
- entrer dans une période de pénurie de main-d'oeuvre qui
contraindra les recruteurs à prendre ce qu'il y a,
- dépasser la barrière du licenciement impossible en facilitant les départs
à l'initiative du salarié et de l'employeur, et par la même fluidifier le marché de travail (augmenter les changements d'entreprises et de poste, donner de la mobilité mais la rendre aisée). En ce sens, je me demande si la
rupture de contrat à l'amiable ne va pas provoquer une révolution des
mentalités.
mardi 8 septembre 2009
La voix de la France : Réformer l'orthographe
Si l'on considère que la voix de la France doit porter dans le monde (ce qui n'est pas obligatoire), alors il faut réformer notre orthographe.
Plus le nombre de personnes parlant le français augmentera, plus la francophonie rayonnera.
Or, le français est une langue difficile à maîtriser notamment en raison de son orthographe ; pendant ce temps, l'anglais est toujours plus accessible.
Le débat métropolitain sur l'orthographe est complexe. Les thèses des pour et des contre sont légitimes. Je ne prends pas ici partie. En revanche, refuser la réforme de l'orthographe c'est être caution de son recul au plan international. C'est un choix.
Sur un plan plus philosophique et historique, les langues ont toujours évolué au gré de leur usage mis en oeuvre par leurs propriétaires : les utilisateurs ; l'étude des langues a montré que plus on remonte le temps, plus les langues sont complexes (ref : latin vs français !); il y a un sens à l'histoire des langues : la simplification. Depuis des années, force est de constater que les dictionnaires et autres grammaires figent en grande partie notre langage.
Il ne s'agit pas d'interdire l'ancienne langue, celle d'aujourd'hui ; il s'agit d'autoriser une autre orthographe, simple, plus phonétique, tout autant que la simplification de quelques règles de grammaire.
Soulignons qu'une telle réforme doit être envisagée avec la francophonie. Notre langue n'est plus notre seule propriété. En envahissant le monde, nous l'avons donné, ou plutôt nous l'avons donnée (le 'e' de l'accord, n'apporte rien ici !) à de nombreux peuples. C'est avec eux que nous devons envisager l'évolution.
La langue ne relève pas de l'ordre du sacré. Elle est un outil, un outil au service des hommes. Elle doit le demeurer.
cajj
En bon français, on doit écrire :
- Ci-joint les lettres qui vous sont destinées.
- Je vous prie de trouver ci-jointes les lettres qui vous sont destinées.
- et il est d'usage d'écrire : Je vous prie de trouver, ci-joint, les lettres qui vous sont destinées.
En français classique, du XVIIIème, on doit écrire :
- les Etats-Unis est un grand pays et non "sont" un grand pays.
Mon point de vue est que toutes ces écritures ont leur valable raison d'être et devraient être acceptées.
vendredi 4 septembre 2009
Une stratégie pour une France centre de l'économie monde (2)
COMMENTAIRES
1) Consolider l'excellence touristique de la France en favorisant le haut de gamme.
2) Renforcer la capacité d'accueil des retraités aisés étrangers.
Pour les axes 1 et 2, je fais trois remarques :
— il faut veiller à un développement urbain harmonieux ; il faudra un jour s'attaquer à cette énormité que sont les zones commerciales extérieures aux villes ; la vie commerçante est la vie, elle doit donc être dans la ville ;
— il nous faut inventer la résidence de retraite de demain ;
— il nous faut développer l'emploi à domicile et les emplois de services à la personne.
Nous avons un savoir-faire grâce à l'hôtellerie et l'hôpital ; mais cela nécessite qu'on apprenne aux enfants à savoir se comporter en société car c'est un métier relationnel dont il est question ; et bien sûr, il faut que notre système fiscal et social permette de proposer des salaires les plus élevés possibles pour ce type d'emploi.
3) La mobilité des biens et des personnes
Pour l'axe 3, l'économie prospère dans les lieux de circulation ; il faut notamment :
— maintenir notre excellence autoroutière ;
— maintenir notre excellence aéroportuaire ;
— maintenir notre excellence ferroviaire ;
— consolider notre niveau de connection à Internet très haut débit ;
— investir les mers et les fleuves : il n'est pas normal que nous soyons en état de faiblesse sur les conteneurs ; le canal Nord Seine Escaut sera peut-être un moteur ; il ne faudrait pas que seuls Rotterdam et les Hollandais en profitent ;
— surinvestir la capacité de parkings dans nos villes ;
— supprimer les droits de mutation qui sanctionnent scandaleusement la mobilité.
4) Des pôles d'université et de recherche sexy, lisibles et brillants
Pour l'axe 4, comme on rêve de faire ses études à Harvard, il faut qu'on rêve de venir faire ses études en France ; on pourrait :
— créer des pôles universitaires spécialisés pour les rendre lisibles comme il y avait autrefois la Faculté de droit, la faculté d'histoire, ... comme il y a toujours la faculté de pharmacie ou de médecine !
— mettre fin au dénomination Paris 1, 2, 3 et autre Lyon-Lille 4...
— profiter des universités pour faire de l'aménagement du territoire en implantant des immenses pôles-campus extrêmement bien desservis (en interne comme en externe), avec de grandes cités pour étudiants et en liaison avec les pôles de compétitivité bien sûr ; choisir des villes à relancer en veillant à ne pas excentrer l'université (ou reconstruire la ville autour) !
— construire de belles universités, agréables à vivre pour les étudiants, les professeurs et les chercheurs ;
— comprendre que l'université est en compétition mondiale pour attirer les meilleurs élèves et enseignants-chercheurs ; j'ai la faiblesse de penser que si nous formons les décideurs étrangers de demain, ils viendront en France implanter leurs usines (rappelons que la France est le premier pays d'accueil des investissements étrangers) et achèteront des résidences secondaires et de retraite.
5) Des capacités capitalistiques à la hauteur du monde d'aujourd'hui
Pour l'axe 5, c'est une des obsessions de ce blog ou du moins de son principal auteur. Monsieur Mittal, Indien de son état, est propriétaire à titre personnel d'Arcelor-Mittal. C'est une révolution pas une évolution !
Une entreprise sous statut de coopérative n'est pas déménagée au gré des cours de bourse.
Il faut donner aux Français les moyens fiscaux de posséder les entreprises du monde (surtout chinoises et indiennes) alors qu'ils en n'ont encore les moyens financiers et patrimoniaux.
En particulier, nous devons veiller à conserver l'essentiel de la propriété de nos biens touristiques au sens large (comme le grand vignoble).
6) Un fonctionnement du marché sans cesse amélioré
Pour l'axe 6, je renvoie à Williamson en disant qu'il faut sans cesse veiller à faire baisser les coûts de transaction. J'ajoute que comme le mauvais produit chasse le bon, il faut renforcer la transparence et le commerce équitable y compris avec les producteurs français : on ne peut pas acheter un poulet à 2 euros en s'en vantant.
7) Une place dans le monde : une armée, police du commerce mondial ; le sponsorat des ONG vraiment efficaces au développement africain.
Je pense que la France devrait renforcer sa marine pour jouer au côté des USA et des Anglais, le renforcement de la sécurisation du transport maritime.
La France dans le monde devrait sans doute prouver sa capacité à aider au développement de l'Afrique en basculant de la France Afrique à la délégation massive aux ONG de l'aide au développement plutôt que de donner des leçons de morale au reste du monde.
cajj
mardi 1 septembre 2009
Une stratégie pour une France centre de l'économie monde (1)
INTRODUCTION
J'ai souhaité ici compléter l'article récemment écrit. Il posait la question de savoir si la France pouvait devenir centre de l'économie monde. Sans répondre affirmativement à la question, j'ouvrais une porte sur les possibles.
J'ai voulu, ici, compléter mon propre apport en proposant et développant les éléments clés d'une stratégie économique pour la France.
Il se trouve que je viens d'achever la lecture du livre de Jacques Attali "Une brève histoire de l'avenir". J'avoue que mes réflexions rejoignent grandement l'analyse du passé du capitalisme et de l'avenir de la France qui y est exposée. Mes propositions sont partiellement semblables.
CONTEXTE
La France, à travers ses entreprises, est présente dans presque tous les secteurs économiques et ce, au plus haut niveau international. Il ne s'agit pas de réduire cette diversité, mais de proposer une ligne directrice qui soit un moteur parce qu'elle nous inscrit dans un marché d'avenir.
Ma ligne directrice est de prendre appui sur nos forces que sont le tourisme et la santé. Il s'agit de faire de la France le premier pays d'accueil en termes de seniors et de tourisme des nouveaux (et des anciens) millionnaires du monde. Je ne propose pas d'être un pays de tourisme ; j'invite à ce que le tourisme pour millionnaires et la retraite de millionnaires soient le secteur central et moteur de la France de demain.
J'entends par tourisme de millionnaires que ces personnes à fort pouvoir d'achat s'achètent une maison (secondaire) chez nous et y passent plusieurs mois par an.
Ces nouveaux millionnaires sont ceux que l'Inde, la Chine ou le Brésil fabriquent par milliers. Il s'agit qu'ils achètent une maison secondaire chez nous, en métropole et dans nos îles.
Sachons que le tourisme en France est, par définition, un secteur difficilement délocalisable en Chine !!!

CHIFFRES
Il y a dix millions de millionnaires dans le monde. Les Chinois, ce sont 415.000 millionnaires contre 265.000 en France !!!!!
Aujourd'hui, on estime à 35 milliards d'euros le CA de la France avec les touristes étrangers.
Hors patrimoine, un objectif de 50 milliards d'euros de CA me paraît à envisager, mais 300 milliards ne me semblent pas invraisemblables non plus, si 1 million de millionnaires (et leur famille) passent quelques trimestres en France, chaque année.
PROPOSITION
Aussi, je vous propose mon plan en 7 points pour gagner l'économie du tourisme et de la retraite pour millionnaires :
1) Consolider l'excellence touristique de la France en favorisant le haut de gamme.
2) Renforcer la capacité d'accueil des retraités aisés étrangers.
Également et en complément, arriver à un niveau d'excellence dans les domaines suivants :
3) La mobilité des biens et des personnes
4) Des pôles d'université et de recherche sexy, lisibles et brillants
5) Des capacités capitalistiques à la hauteur du monde d'aujourd'hui
6) Un fonctionnement du marché sans cesse amélioré
7) Une place dans le monde : une armée, police du commerce mondial ; le sponsorat des ONG vraiment efficaces au développement africain.