mardi 23 décembre 2008
Le travail : le travail et l'humanité (i début)
Nos sociétés occidentales sont fondées sur le travail. En énonçant cela, on exprime le fait que les individus y trouvent le principal moyen de subsistance et y consacrent une partie majeure de leur vie.
Aujourd'hui, nous faisons comme si toute la vie de l'être humain, dans l'histoire de l'humanité, était fondée sur le travail. C'est une jolie histoire. Mais c'est un conte de fée ; on y représente Dieu comme le premier travailleur, six jours sur sept ; cette version des choses participe à la diffusion de cette idéologie qui est en fait récente. Cette vision du travail est une illusion rétrospective.
La promotion du travail fait écho à l'ascension de la production dans l'espace de la vie sociale avec l'avènement de la révolution industrielle. Cette révolution est aussi une révolution idéologique qui prolonge la révolution des Lumières.
Si l'homme a toujours dû se confronter à la nature pour survivre et améliorer ses conditions de vie, le travail ne relevait ni d'un concept homogène, ni du fondement de l'ordre social.
CAJJ
suite au 30.12
Commentaires
La promotion du travail et son placement au centre de l'organisation de la cité est directement lié à l'industrialisation. Dans une organisation rurale (et féodale en ce qui concerne notre histoire) on ne parlait pas d'emploi mais le résultat était le même. Qu'il s'appelle fermier, serf ou métayer, l'homme devait travailler tout de même pour gagner son pain.
C'est l'avènement de la notion d'emploi et ses spécialisations qui changent les représentations, mais au fond, il a toujours fallu une activité dans l'organisation sociale pour trouver sa place et son gagne-pain.
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