Thème : Commerce et dimanches
Le Président Sarkozy s'est saisi de cette question. Il a mandaté les ministres Christine Lagarde et Xavier Bertrand (l'incompétent qui a fait semblant de gérer la sécurité sociale) de faire des propositions pour le travail dominical en général et l'ouverture des commerces en particulier.
Voilà notre contribution.


ANALYSE DU CONTEXTE
Un commerce peut-il ouvrir le dimanche ? Des fois oui, des fois non ! On constate des choses bizarres comme la fermeture des pharmacies le dimanche (à l'exception de la pharmacie de garde) dans certains départements comme les Yvelines ; ainsi, à Mantes la Jolie comme dans tant d'autres villes et villages, les pharmacies sont ouvertes le lundi quand tous les autres commerces sont fermés et inversement le dimanche ...
Si les commerces peuvent ouvrir quand bon leur semble, certains risquent d'ouvrir plus que d'autres et ainsi pousser tout le monde à ouvrir 7 jours sur 7 et 18 heures par jour. Ceci est économiquement défavorable pour tous : les commerçants, les consommateurs et les employés. En effet, un nombre très élevé d'heures d'ouverture ira de pair avec une consommation globalement stable (les gens ne vont pas dépenser (beaucoup) plus qu'ils n'ont) et un coût de distribution à la hausse (baisse du chiffre d'affaires à l'heure) qui aura un impact à la baisse sur la rentabilité des commerces et à la hausse sur les prix.
De plus, les petits commerces seront désavantagés, sans bénéfice véritable pour les consommateurs et alors que les syndicats considèrent que ça ne va pas avec la protection des droits de salariés.
Cela étant dit, il est étrange socialement et économiquement parlant que ce soit aux consommateurs à s'adapter à la réglementation des commerces et non le contraire.
Il faut donc :
- limiter la concurrence sans valeur ajoutée et
- favoriser une bonne adaptation à la demande, celle du consommateur.

PROPOSITION
Imposer une fermeture hebdomadaire minimum à tout commerce mais à son total libre choix. S'il veut ouvrir le dimanche, il ferme un autre jour de 0h à 24h, au moins.
Ainsi, le législateur ne définit plus ce qui est bon ou pas bon pour l'intérêt général et les intérêts particuliers, le dimanche ; c'est le marché encadré par la loi qui s'en charge.
Ainsi on peut garantir le respect de la législation sociale, quand ses avancées sont des avancées et pas des acquis régressifs. Le travail est une source de satisfaction.

CAJJ